Le Monde Arabe

Le premier calife[1] des Abassides (Al Manza ou Al Mansùr 712-775) fit traduire tous les livres des Grecs pour fonder une université et une bibliothèque à Bagdad où les Européens allaient chercher le savoir, sur les terres de l’ancienne Mésopotamie et de la science antique d’orient, sauvegardée et transmise par les Arabes. En astronomie, par exemple, […]

La Science Arabe

C’est à partir du VIIIe siècle de notre ère que la civilisation Arabe développe les sciences de manière significative. Al-‘Alim signifie le « très savant » et Mu’allim décrit la transmission du savoir « Celui qui rend savant » car de là émerge les avantages qu’une société peut tirer de ce savoir. Le Prophète aurait dit : « Gabriel m’a permis […]

De l’Orient vers l’Occident

A l’origine des civilisations, la portée des sciences est (à priori) exclusivement utilitaire. Même les mathématiques sumériennes, égyptiennes ou chinoises ont une portée seulement utile ou pédagogique dans les calculs de construction, de mesures diverses ou d’organisation de la cité. Les grecs ont apportés à l’humanité une forme d’abstraction supplémentaire, une ébauche de généralisation dans […]

Technologie et Islam

Les musulmans ont grandement développés les mécanismes en tout genre, les automates comme les horloges, les instruments comme les astrolabes et toutes les machines utilitaires (pompe à eau) qui, élèvent au rang de science, la « mécanique ». On peut simplifier cette idée en disant qu’entre l’an 500 et 1500, les produits les plus innovants de la technologie proviennent du Proche-Orient. Les musulmans récoltent les fruits des autres civilisations (Grèce, Egypte, Iran…), mais au lieu de dénigrer et d’écraser les peuples conquis, ils recueillent religieusement l’héritage technique et s’efforcent d’améliorer le rendement des différentes machines.

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Evolution du mot Science en Europe

En Europe, le mot science apparaît en 1080 à partir de la racine latine scientia, de sciens, scientis participe présent de scire, savoir. Étymologiquement, la science est donc associer au savoir. Globalement, il s’agit d’une connaissance pratique (applications religieuses) avant le XIVe s. qui s’évertue à imposer des tendances scholastiques. C’est à partir du XVIIe siècle, d’un point de vue sémantique (ce dont parle un signifié) contrairement à la syntaxe (ce qu’est l’énoncé, le signifiant – Cf Logique I) que le mot science s’émancipe des termes philosophie et théologie. Puis ce n’est qu’après la révolution copernicienne que s’affirme fermement la science comme connaissance théorique à partir du XVIIIe siècle.

En effet, à partir du XIIe siècle, la science est un savoir au service de la religion comme « connaissance transcendante que Dieu à des êtres et des choses » (1165) puis  comme « l’esprit de Dieu, en tant qu’il donne la science à l’homme » (1553).

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