La Musique des Sphères

Au commencement était le Logos…

Dans le premier tome de Mythologiques, Levi-Strauss exprime l’idée que la musique est « le suprême mystère des sciences de l’homme ».

D’après la légende, Pythagore passait à côté d’un fabricant de braseros lorsqu’il fût captivé par l’harmonie des coups de marteau sur le métal ardent. Après des hypothèses envisagées et des vérifications mesurées, Pythagore remarque que deux coups de marteaux ne sont consonants que si le rapport entre les longueurs des outils pouvaient s’exprimer par des petits entiers naturels. Ainsi, deux sont semblables en les produisant par des marteaux dont l’un est le double de l’autre (2 :1). C’est pourquoi, le son du « gros marteau » se situe à une octave de plus que l’autre.

D’une manière générale, les sons dont le rapport est de la forme (n+1 : n) sont agréables à l’oreille.

Pythagore associe par analogie, l’harmonie musicale à la ronde des sphères dans le kosmos. Un philosophe pythagoricien (Kepler, Kircher…) parle de la « Musique des Sphères ».

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Dieu, la Matière et l’Univers

Pythagore était un philosophe qui basait ses réflexions sur une vision antique (mythologique) et orientale (symbolique) du monde. Antoine Fabre d’Olivet disait : L’enseignement que Pythagore reçu à Babylone était professait, au cours de conférences fréquentes, sur les principes des choses, par un grand mage que Porphyre nomme Zabratos, Plutarque Zaratas et Théodoret Zaradas. Plutarque […]

Le mythe et la logique

Initialement, dans le monde antique,  à partir de Xénophane[1] (565-470 av. J.-C.) le mythe est critiqué et rejeté. Sur les interprétations « rationnelles » des divinités utilisées par Homère et Hésiode, les grecs ont vidé le mythos de toute valeur religieuse et métaphysique. Mythos est donc opposé à logos puis à historia pour identifier le mythe à tout ce qui ne peut pas exister réellement.

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Positivisme et Déterminisme

Positivisme  On qualifie de positiviste une personne qui souhaite éliminer de son discours scientifique tout ce qui ne relève pas de l’observation et de l’expérience. Il existe donc (pour les positivistes) un attachement fort à la « perception sensorielle » d’Aristote. On peut dire que les positivistes se sont « cassés les dents » sur l’atome… Auguste comte est […]

Paradigmes scientifiques

Dans l’idée de transmission du savoir, de l’orient vers l’occident, réside les exigences d’une « évolution humaine cohérente ». Avec cette migration des connaissances et l’évolution du savoir, l’intuition et la pénétration de l’esprit transmettent les idées structurées ensuite en pensées par la cristallisation de « l’énergie cognitive » dans la matière. Et la Science a suivi cette continuité […]

Entre Science Rationnelle et Science Probabiliste

 D’un point de vue scientifique, l’analyse est basée sur le principe de causalité pour structurer un raisonnement. Mais cette définition rationaliste et déterministe tend à s’estomper pour laisser une place dominante aux concepts abstraits d’une science dématérialisée (conceptuelle) et probabiliste c’est-à-dire incertaine et indéterminée. Non qu’on ne puisse pas retrouver ou reconnaître les causes mises […]

Evolution du mot Science en Europe

En Europe, le mot science apparaît en 1080 à partir de la racine latine scientia, de sciens, scientis participe présent de scire, savoir. Étymologiquement, la science est donc associer au savoir. Globalement, il s’agit d’une connaissance pratique (applications religieuses) avant le XIVe s. qui s’évertue à imposer des tendances scholastiques. C’est à partir du XVIIe siècle, d’un point de vue sémantique (ce dont parle un signifié) contrairement à la syntaxe (ce qu’est l’énoncé, le signifiant – Cf Logique I) que le mot science s’émancipe des termes philosophie et théologie. Puis ce n’est qu’après la révolution copernicienne que s’affirme fermement la science comme connaissance théorique à partir du XVIIIe siècle.

En effet, à partir du XIIe siècle, la science est un savoir au service de la religion comme « connaissance transcendante que Dieu à des êtres et des choses » (1165) puis  comme « l’esprit de Dieu, en tant qu’il donne la science à l’homme » (1553).

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