Les Civilisations Reculées

Cette connaissance là, si reculée et si éloignée de nos méthodes de pensée qu’il semble impossible d’en décrire la finalité (dans un ouvrage scientifique). Comment imaginer la vie de ces civilisations anciennes, des hommes, des femmes et des enfants qui bâtissaient leur vie dans cette réalité avec les multiples échanges renouvelés qui font suite à la dernière glaciation en Eurasie du nord. Longtemps, nous avons pensé que les premières cités organisées ont émergés des eaux entre les fleuves du Tigre et de l’Euphrate. Nous savons maintenant (depuis 1920) que c’est la vallée de l’Indus qui a vu s’édifier les premières grandes cités…

La science elle-même s’est fourvoyée dans sa longue construction du savoir. Souvent notre chronologie des faits historiques qui relatent la construction du monde est désorganisée (intégralement), avec des différentiels temporels importants qui remettent en question l’approche (moderne) des sciences dites anthropologique, sociologique, voire même de la physique du globe.

Une anecdote sur la datation de l’âge de la terre

En effet, la physique du globe annonce (fin 19ième s.)  avec certitude que les durées (nécessaires) pour le refroidissement de la terre qui sont, 1000 fois inférieures à celles, déterminés par datations radioactives (30 ans plus tard). Du million d’années, au milliard d’années, on passe allègrement d’un facteur 1000 à l’autre en 50 ans de recherches en physique du globe pour dater la terre et donc trouver son âge.

Ne croyons pas que toute la compréhension du monde soit figée maintenant car c’est mal connaître les mystères de la nature. Citons simplement la nouvelle théorie physique non-locale comme l’intrication quantique et les conséquences épistémologiques qui résultent de ces phénomènes particuliers.

Les premières civilisations

Les premières civilisations ayant fait preuve de technologies avancées  sont nées en orient.

C’est dans les temps reculés que notre civilisation occidentale plonge ses racines,…, racines grecques, devrais-je dire !

Pourtant, c’est en affrontant les réalités passées de la vie sumérienne, akkadienne ou égyptienne que l’on aborde l’origine de la compréhension humaine. Et là, on remonte à la naissance des cités (dans le terme occidental usité). Avec ce point de vue, babylonien, mésopotamien, le curseur chronologique est à -3.000 ans av J.-C.

C’est sans compter sur les découvertes récentes (1920) dans la vallée de l’Indus qui situent une nouvelle civilisation florissante (antérieure et plus développée) au début du sixième millénaire avant notre ère :

-6.000 ans av J.-C.

Proche du Japon, une civilisation également énigmatique débute son « expression subtile » dans l’art des potiers, peuplades orientales que sont les Jomons dont les dates remontent vers :

-11.000 ans.

Des écrits védiques (Rig-Véda) situent, quant à eux, des civilisations développées et agées de plus d’un million d’années (850.000 ans), mais là, ces dates reculées, le sont trop pour la connaissance (scientifique) actuelle du monde occidental.

Disons que cette époque sumérienne est à la source des peuples sémitiques séparés par la suite en courant « juifs et arabes » que l’on connait. Il y a aussi un lien avec le « triple Zoroastre » antérieur, mythique mais également bien réel dans la philosophie et la culture perse. La langue indo-iranienne est à la base des langues européennes (études philologiques). Il faut s’en souvenir et en méditer les conséquences pour faire preuve de respect envers ses peuples orientaux qui nous ont beaucoup apporté. Finalement, notre savoir est une continuité des connaissances accumulées pendant ces temps reculés. Le Zend-Avesta et Mahura Mazda (son dieu) décrivent une philosophie (simple) et surtout humaine que l’on peut résumer ainsi : « soit juste dans tes pensées, tes mots et tes actes » ; Quoi de plus simple et de plus évident ? Et quoi de plus difficile à réaliser ? Cette philosophie de la Perse est très proche du Rig-Véda en Inde, « la Source des sources du savoir humain ».

Auteur de l’article : Patrice PORTEMANN