Archives pour la catégorie Civilisations Reculées

Des hominidés à l’agriculture

-1 000 000 années

Voir Evolution des hominidés (à partir de -20 000 000)

On vient de voir que le Caucase est intéressant au début de cette période puisqu’une contradiction pointe ses divergences sur l’homo erectus dans cette zone géographique du globe.

Le Caucase est également au cœur de la naissance de l’agriculture qui bouleverse l’équilibre humain sur la planète en signant la fin du paléolithique comme représentant 98% de la préhistoire humaine de -3,3 millions d’années à la fin de la dernière glaciation. Comme si l’agriculture et son développement au sein des divers « groupements humains » en Europe suivait les conditions climatiques favorables pour exploiter de nouvelles zones géographiques disponibles et certainement fertiles pour la sédentarisation.

Paléolithique : de -3,3 millions d’années vers -10 000 ans (dernière glaciation).

Les abris sous roches ne servaient pas d’habitation, mais plutôt de centres pour les rituels et autres applications culturelles. Initialement, les plus vieilles constructions humaines de restes d’habitats étaient vieilles de 200.000 à 400.000 ans près de Nice. Maintenant, c’est au Japon (au nord de Tokyo) qu’on a trouvés des outils de pierres taillés aux abords immédiats de l’emplacement des huttes vieilles de 500.000 à 600.000 ans (daté sur la base des cendres volcaniques).

Homo erectus aurait inventé l’art de faire du feu (et non l’Homo sapiens) ; Initialement, Homo erectus était considérait comme éteint il y a 200.000 ans, mais la datation à l’uranium-thorium des ossements de l’Homo erectus de Java nous pousse à croire qu’il a cohabité avec l’homme moderne entre -53.000 et -27.000.

Les silex taillés : origine européenne (20.000 ans) et origine zaïroise (75.000 ans) ;

Contrairement à ce que l’on pensait récemment, l’homme de Neandertal à cohabité paisiblement avec Sapiens sapiens. L’homme de Neandertal n’était pas une « bête sauvage » à l’apparence simiesque mais il était tout à fait civilisé. Il est reconnu maintenant, qu’outre ses qualités de penseurs, de prêtes, de médecins, il était également artiste : peinture, sculpture et musique. En Slovénie, un os percé d’ours a été exhumé et analysé par le musicologue canadien Bob Fink qui conclut que l’instrument vieux de 43.000 à 67.000 ans pouvait jouer quatre notes soit les 3e, 4e, 5e et 6e notes d’une gamme diatonique mineure de quatre tons et de quatre demi-tons. Des objets (anneaux d’ivoire et dents percées) et des parures raffinés ont également étaient retrouvés dans la grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne) vieux de 34.000 ans.

En Ardèche, dans la grotte de Chauvet-Pont-d’arc, des peintures exécutées par Cro-Magnon (période aurignacienne) remontent à 31.000 ans et révèlent une qualité technique et artistique permettant de réaliser des effets de perspective et des impressions de volume (300 animaux).

L’art du magdalénien (rupestre + portrait sur pierre plate) à partir de -18000 : naissance de l’art et des techniques pour le réaliser.

Mésolithique : sociologie humaine qui débute au Proche-Orient et s’achève avec le début de l’agriculture vers -6500 en Grèce et dans les Balkans. Mais globalement le début et la fin de chaque période dépend du lieu considéré sur le globe. Vers -10 000 en Europe et -15 000 au Japon (Les Jomons).

La première sculpture bois date de 11 000 ans (retrouvée en Russie).

Les premières cultures d’arbres fruitiers (abricots, pommes…) se trouvaient dans le Caucase (- 8000) et sur le bord de la mer Caspienne.

Néolithique : Sédentarisation, agriculture, élevage… Cités-Etats, autonomie relative de chaque groupement humain et conflits incessants jusqu’à nos jours. Début du néolithique vers -8 500 au Proche-Orient (croissant fertile), vers -6500 en Grèce, vers -6000 en Chine, vers -5000 au Mexique, au Pérou, en Afrique subsaharienne… La fin du Néolithique est basé sur la métallurgie du bronze (cuivre+étain).

Les premières cités structurées (40000 hab.) et dotées d’une technologie avancée étaient situées dans la vallée de l’Indus (- 5000)

Le savoir se propage ensuite vers la Perse, la Mésopotamie et l’Égypte (-3000)

Vers – 500 avant notre ère le savoir se développe en Grèce (Turquie, Ionie) puis à Rome vers 200 au début de notre ère, puis en Espagne grâce au savoir des Arabes (vers l’an mille) puis en Europe vers le XVIe s.…

L’objectif est de décrire l’évolution du genre humain au travers des civilisations reculées puis des civilisations modernes pour extrapoler les grandes lignes des civilisations humaines du futur….

La dernière glaciation

A la fin du pléistocène de -100 000 ans à -10 000 ans avec un maximum glaciaire vers -22 000 ans. La chronologie isotopique de l’oxygène (16 et 18) obtenue par carottage dans les glaciers éternels du nord et du sud :

Sur une durée de 300 000 ans, le graphique précédent montre des oscillations pseudo-périodiques de « chaud et de froid » des températures à l’échelle terrestre. Cette méthodologie appliquée aux 5 millions d’années passées sur la Terre, les oscillations thermiques révèlent des « cycles chaud/froid » de 100 000 ans au cours d’un millions d’années précédent et de 41 000 ans jusqu’à -2,5 millions d’années. Comme si la Terre avait stabilisé à 100 000 ans la fréquence de ses ères glaciaires.

d’après Lisiecki et Raymo 2005

De la Préhistoire à l’Antiquité

L’Antiquité (-3500) débute à la naissance de l’écriture. Je peux rajouter qu’il s’agit uniquement des traces de l’écriture restante car l’écriture existait depuis bien plus longtemps avec un bâton sur le sable humide par exemple. Mais ce genre de traces n’existent plus… L’antiquité se termine (selon les conventions relatives) à la fin de l’Empire Romain (+476 Romulus et le début du Moyen-âge…)

De l’écriture vers le langage formalisé, les linguistes révèlent l’absence de traces suffisantes pour remonter à l’origine d’un proto-langage. Toutes les langues parlées sont-elles issues d’une origine commune ? De nombreux linguistes pensent que oui, je ne suis pas linguiste mais intuitivement, j’imagine aisément que l’origine des langues est multiple et qu’elles apparaissent simultanément (ou presque) en plusieurs lieux du globe terrestre. La naissance du langage humain est une conséquence de son évolution comme nécessité d’exprimer avec toujours plus de précision la réalité du langage symbolique vécue par la conscience individuelle et collective du genre humain.

Les linguistes s’accordent à penser que les langues parlées convergent toutes, dans le passé, vers 6 superfamilles à l’origine des 200 langages dans le monde.

De l’Antiquité au Moyen-âge

Le Moyen-âge est relatif au repère chronologique de l’Europe occidentale. L’Europe débute une sombre période d’obscurantisme jusqu’à la Renaissance. […]

Post renaissance occidentale

Renaissance car dans le domaine de l’art, l’inspiration retourne vers les origines gréco-romaines de l’Europe. La renaissance est européenne et le développement technologique des bateaux y aidant, c’est également le début des colonies et autres empires qui se déchirent l’appartenance des terres sur le globe au détriment des autochtones. Conjointement à cette réalité sociologique des peuples dominants à cette époque, l’expansion de la pensée abstraite et théorique formalise les sciences de la matière et les mathématiques. Ce développement algébriques du maniement des variables entre elles ouvre le champ au langage des machines informatiques.

La Civilisation de l’Indus

La Civilisation de l’Indus

En général

La civilisation de l’Indus est très ancienne et elle est méconnue. Son écriture (glyphes) n’est toujours pas déchiffrée.

C’est la naissance des cités organisées, complexes et de grandes tailles.

La vallée de l’Indus (Pakistan, Harappa) ; Il existe, dans ce pays des temps reculés, la preuve d’une maîtrise certaine des technologies liées à l’organisation complexe des grandes villes : Un système des poids et des mesures « répartit de manière uniforme[1] » sur un territoire grand comme l’Égypte et la Mésopotamie réunies.

Le système actuel des poids et des mesures est un Système International. Il valide la définition des sept unités principales

Le développement technologique des cités est très raffiné : des dizaines de villes de +40.000 habitants, maisons avec aire de bain, WC (parfois avec chasse d’eau), système d’évacuation des eaux usées, chauffage au sol pour certaines maisons…

Vers – 2000 ans, ces systèmes urbains sophistiqués n’étaient déjà plus entretenus. La décadence des villes provient certainement de l’augmentation de la population…

Il est important de préciser que cette civilisation ne faisait pas de statuette anthropomorphique[2] (quelques unités ont été péniblement retrouvées) ; détail important qui porte le sceau d’une haute philosophie détachée du monde émotionnel comme peut l’être la science (dure) dans ses principes constitutifs. Par contre, toutes les sciences sociales (actuelles) ne peuvent s’exclure de cette perturbation humaine, émotionnelle, malgré ce qu’elles peuvent espérer.

{maths et brique}

L’alchimie et l’Inde

Même si Newton à grandement étudié l’alchimie, cette « préscience » est décriée depuis 500 ans. Pourquoi en est-il ainsi ?

En Europe, l’alchimie s’éteint lentement à partir du XVIIe siècle. L’étude systémique et rationnelle pousse l’interprétation alchimique à passer le relais. De quel relais s’agit-il ?

Disons que l’antiquité perd de son prestige, l’analyse objective de la matière qui commence détruit tout sur son passage. Mais le destin de l’analyse scientifique est formidable car l’ensemble des conceptions de l’univers est retouché, modifié, approfondi puis connu en partie pour aboutir à l’inconnu…

Pour le yogi du hatha-yaga, le corps physique composé par une substance (parkitri) issue de la Terre est un exutoire permettant, par des attitudes ascétiques, de transformer sa nature profonde et d’élever son esprit (purusha). C’est la base théorique du yoga mais également de toutes structures monacales. Les alchimistes souhaitent transformer des métaux vils en or et trouver la formule de l’élixir de longue vie. Il faut savoir qu’en Inde, les penseurs cherchent la libération de l’âme en construisant intérieurement le pont arc-en-ciel (anthakarana) pour atteindre le nirvana.

[1] Plus de 1000 sites, étonnamment homogènes sur une aire d’un million de km². Cf. l’article de Sciences et Avenir N°163 Eté 2010.

[2] Curieusement il n’y avait pas, à cette époque, de « vénération divine » et de culte d’adoration ou autre ; ni de représentation de la divinité à l’image de l’homme.

Le Dieu du Feu

Mythologie de l’Âge du Fer

Il y a le feu du ciel bien sûr, le soleil d’été, les étoiles nocturnes, les comètes, les étoiles filantes, les orages, tous ces phénomènes lumineux stimulaient la curiosité humaine et imposaient l’humilité « venant d’en haut » qui s’est imposé en adoration animiste.

{p.64 Eliade 1}

C’est par le Fer que l’homme prend conscience de ses pouvoirs réels, et qu’il rend hommage à la nature en cela.

Dans leurs conceptions néolithiques, les métallurgistes et les forgerons d’antan, considéraient leur travail comme utilisant des pouvoirs divins, ils se considéraient comme les « artisans de Dieu ».

L’extraction et la plasticité du métal stimule l’imagination humaine dans le désir de perfectionnement de la matière et l’idée de changer la Nature. Les conséquences sont importantes puisque la forge permet d’accélérer les processus naturels qui exigent des millénaires pour que le métal atteigne sa maturité dans les profondeurs souterraines de la Terre alors que l’artisan peut l’obtenir en quelques semaines dans ses fourneaux qui, dorénavant, se substituent, à la matière tellurique.

{De la Terre-mère au règne humain…}

Les Civilisations Reculées

Cette connaissance là, si reculée et si éloignée de nos méthodes de pensée qu’il semble impossible d’en décrire la finalité (dans un ouvrage scientifique). Comment imaginer la vie de ces civilisations anciennes, des hommes, des femmes et des enfants qui bâtissaient leur vie dans cette réalité avec les multiples échanges renouvelés qui font suite à la dernière glaciation en Eurasie du nord. Longtemps, nous avons pensé que les premières cités organisées ont émergés des eaux entre les fleuves du Tigre et de l’Euphrate. Nous savons maintenant (depuis 1920) que c’est la vallée de l’Indus qui a vu s’édifier les premières grandes cités…

La science elle-même s’est fourvoyée dans sa longue construction du savoir. Souvent notre chronologie des faits historiques qui relatent la construction du monde est désorganisée (intégralement), avec des différentiels temporels importants qui remettent en question l’approche (moderne) des sciences dites anthropologique, sociologique, voire même de la physique du globe.

Une anecdote sur la datation de l’âge de la terre

En effet, la physique du globe annonce (fin 19ième s.)  avec certitude que les durées (nécessaires) pour le refroidissement de la terre sont, 1000 fois inférieures à celles, déterminés par datations radioactives (30 ans plus tard). Du million d’années, au milliard d’années, on passe allègrement d’un facteur 1000 à l’autre en 50 ans de recherches en physique du globe pour dater la terre et donc trouver son âge.

Ne croyons pas que toute la compréhension du monde soit figée maintenant car c’est mal connaître les mystères de la nature. Citons simplement la nouvelle théorie physique non-locale comme l’intrication quantique et les conséquences épistémologiques qui résultent de ces phénomènes particuliers.

Les premières civilisations

Les premières civilisations ayant fait preuve de technologies avancées  sont nées en orient.

C’est dans les temps reculés que notre civilisation occidentale plonge ses racines,…, racines grecques, devrais-je dire !

Pourtant, c’est en affrontant les réalités passées de la vie sumérienne, akkadienne ou égyptienne que l’on aborde l’origine de la compréhension humaine. Et là, on remonte à la naissance des cités (dans le terme occidental usité). Avec ce point de vue, babylonien, mésopotamien, le curseur chronologique est à -3.000 ans av J.-C.

C’est sans compter sur les découvertes récentes (1920) dans la vallée de l’Indus qui situent une nouvelle civilisation florissante (antérieure et plus développée) au début du sixième millénaire avant notre ère :

-6.000 ans av J.-C.

Proche du Japon, une civilisation également énigmatique débute son « expression subtile » dans l’art des potiers, peuplades orientales que sont les Jomons dont les dates remontent vers :

-11.000 ans.

Des écrits védiques (Rig-Véda) situent, quant à eux, des civilisations développées et agées de plus d’un million d’années (850.000 ans), mais là, ces dates reculées, le sont trop pour la connaissance (scientifique) actuelle du monde occidental.

Disons que cette époque sumérienne est à la source des peuples sémitiques séparés par la suite en courant « juifs et arabes » que l’on connait. Il y a aussi un lien avec le « triple Zoroastre » antérieur, mythique mais également bien réel dans la philosophie et la culture perse. La langue indo-iranienne est à la base des langues européennes (études philologiques). Il faut s’en souvenir et en méditer les conséquences pour faire preuve de respect envers ses peuples orientaux qui nous ont beaucoup apporté. Finalement, notre savoir est une continuité des connaissances accumulées pendant ces temps reculés. Le Zend-Avesta et Mahura Mazda (son dieu) décrivent une philosophie (simple) et surtout humaine que l’on peut résumer ainsi : « soit juste dans tes pensées, tes mots et tes actes » ; Quoi de plus simple et de plus évident ? Et quoi de plus difficile à réaliser ? Cette philosophie de la Perse est très proche du Rig-Véda en Inde, « la Source des sources du savoir humain ».

La Civilisation Chinoise

Les premiers empereurs Chinois

Le premier empereur légendaire de la Chine est FOU-HI. Il avait une tête humaine avec des cornes de bœufs, mais un corps de serpent. Le deuxième empereur est CHEN-NONG, il possédait un corps humain mais une tête de bœuf. Il pratiquait la connaissance des vertus médicinales et est considéré comme le premier médecin. Le symbole du bœuf se retrouve dans d’autres civilisations (le sphinx en Egypte, le côté sacré de la vache en Inde…)

La médecine chinoise est connue (en occident) par l’acuponcture et le « taï-chi » pour la pratique de l’art des mouvements coordonnés et de la gestion énergétique du corps en lien avec le Kosmos.

L’acuponcture comme « points énergétiques » particuliers et localisés dans le corps, mais surtout, ces points sont liés de manière inattendue, avec certaines pathologies connues en occident. Le taï-chi est connu comme une pratique pour la « maîtrise de soi » par la gestion de l’énergie qui circule dans le corps. Le « chi » (prononcé khi) est l’énergie universelle en Chine comme l’est le « prana » en Inde. La médecine allopathique (occidentale) commence à reconnaître les liens, jadis énoncés, entre l’énergie pranique (où le chi), le système nerveux et le système endocrinien (reconnaissance de l’acupuncture en milieu hospitalier).

{reconnaissance des perturbateurs endocriniens en médecine}

Les influences védiques… [DS 144, stance II §5]

La Civilisation Hittite

Les premiers villages en Anatolie

Les invasions Indo-européennes sont plus ou moins connues/citées, pourtant elles servent d’hypothèses dans de nombreux cas de bouleversements antiques au sein de la civilisation égyptienne ou hittite. Peuples originaires de l’actuelle Ukraine, le « peuple indo-européen » semble expliquer la naissance d’une hiérarchisation de la société hittite qui précède la culture ionienne des grecs en terre turque.

L’Anatolie est richement marquée par les expériences humaines sur son sol. Des premiers villages agraires, au premières différentiations des langues indo-européennes en passant par les premières traces de pèlerinages animistes, l’Anatolie est de plus très belle et très diversifiée comme zone géographique.

Le dessin de J. Mellart : Une fresque peinte de çatal hüyük qui représente un Taureau et des hommes armées (Turquie, -7000)

Le musée d’archéologie d’Ankara

La Civilisation Mésopotamienne

Entre le Tigre et l’Euphrate s’étendait la civilisation mésopotamienne. L’antiquité grecque tire ses fondements de la civilisation Mésopotamienne, c’est donc toute la civilisation occidentale qui y plonge ses racines. Géographiquement, la civilisation Mésopotamienne, c’est l’actuel Irak. Les occidentaux ont tendance à l’oublier lorsque sans vergogne, ils interviennent avec ingérence dans les pays du Golf. N’oublions pas que Daesh, l’état islamique est une conséquence de l’ingérence occidentale au Moyen-Orient. La civilisation Mésopotamienne est d’une richesse exemplaire, d’un point de vue politique par le concept de cité-état, dans la création des grandes routes commerciales, dans le domaine scientifique et technique (triplets pythagoriciens)…

On peut penser et simplifier l’idée que notre civilisation matérialiste composée de nations désunies qui cherchent à s’harmoniser par le conflit débute par les premières étapes de l’histoire en Mésopotamie :

  • (-10.000 ; -7500) Néolithique : début de la domestication des animaux et des plantes. Intensification de la sédantarisation.
  • (-7500 ; -6000) Premiers villages : conséquence de l’augmentation de la production agricole et de la croissance démographique.
  • (-6000 ; -4500) Hassuna, Samarra et Halaf: la stabilité des colonies et les progrès techniques ouvrent sur les premières civilisations.
  • (-5000 ; -3750) Période d’El Obeid : l’irrigation se développe en basse Mésopotamie ce qui entraîne une nette augmentation des excédents agricole.
  • (-3750 ; -3150) Période d’Uruk : invention de la roue, de la voile, du tour de potier, des alliages de métaux, de l’écriture et développements des premières cités.
  • (-3150 ; -2900) Période de Djemdet Nasr : Le modèle de la cité-état, dotée d’une structure sociale et politique bien organisée se répand.

Le Monde Grec

Des résidus de l’ancienne Asie à l’Europe naissante…

La Science que nous connaissons est basée sur les développements abstraits (Grecs) et techniques (Arabes) de cette période d’une durée de deux millénaires, période qui est centrée sur l’an zéro.

Cette période est florissante pour la science et ses méthodes expérimentales mais surtout pour la pensée, l’abstraction et les processus cognitifs mis en jeu dans les représentations du monde.

Des Grecs aux Arabes est une période intermédiaire entre les anciennes civilisations et l’époque moderne considérée comme post-renaissance. La Terre est un village de nos jours avec la vitesse de transmission de l’information, le savoir circule aisément. L’époque des grecs est déjà le reflet d’une compilation d’un savoir très antérieur. Ils enrichissent de leurs réflexions la structure des connaissances en définissant une gnose. Les Arabes collectent également tout le savoir disponible, la tâche est ardue car l’Église de Rôme à détruit beaucoup de documents anciens.

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