Evolution des hominidés

20 millions d’années : ancêtre de tous les primates quittant le sol africain vers l’Asie et l’Europe. Il donna naissance au ramapithèque et à l’orang-outang. Et le morotopithèque avait des aptitudes à la verticalité…

14,7 à 16 millions d’années : Victoriapithécus exhumé au Kenya est le plus ancien crâne de « singe ». Une race d’homme de petite taille ? « Sa petite tête, à face prognathe, aux larges yeux et au nez épaté, est surprenante. Jusqu’à présent, les ancêtres des singes de l’Ancien monde étaient plutôt représentés par une boite crânienne haute et une face plate, à l’image actuels des colobes ou gibbons. » (Science et Avenir, septembre 1997)

9 à 10 millions d’années : A 40 km de Salonique en Grèce, dans la vallée de la Pluis, des dents et des mâchoires similaires à celles de l’australopithèque ont été retrouvés par Louis de Boris[1] et l’Américain Donald Johason. La faune qui entourait ces fossiles a permis d’estimer leu âge entre 9 et 10 millions d’années. Cette découverte fut baptisée ouranopithèque. 20 ans plus tard, L. de Boris avec l’aide du paléontologue grec Georges Koufous, au même endroit, trouvent un la face d’un crâne simiesque présentant de fortes ressemblances avec l’australopithèque. Cette découverte tend à prouver que l’homme était établi, sur toute la surface de la Terre, il y a 10 millions d’années.

8 à 10 millions d’années : un singe de 1,2 m et 35 kg (pour Meike Kölher et Salvador Moya-Sola) retrouvé en Toscane marchait debout.

6 millions d’années : Dans les collines Tugen au Kenya, des restes importants ont été retrouvé par l’équipe de Brigitte Senut (Muséum d’histoire naturelle de Paris) et de Martin Pickford (Collège de France). Il s’agissait de cinq individus bien plus civilisés que Lucy et les os montrent qu’ils étaient familiarisés avec la marche debout.

5 à 8 millions d’années : singe lufengpithecus retrouvé dans la province du Yunnan.

4,4 millions d’années : Ardipitheaus ramidus reconsituté à partir de 97 fragments (47% du squelette) révèlent, avec assez de certitude, qu’ils étaient bipèdes et frugivores.

3,5 millions d’années : L’australopithèque afarensis à laissé des traces de pas en Tanzanie. Cela prouve que cet ancêtre marchait debout dans une attitude pareille à l’homme.

2 millions d’années : outils les plus anciens retrouvés en Eurasie à Renzidong dans la province de l’Anhui par des archéologues chinois. Et pour l’anthropologue Russel L. Ciochon de l’université de l’Iowa (U.S.A), c’est une preuve qu’un membre Homo à vécu en Asie bien plus tôt que la pensée conventionnelle des scientifiques qui persistent à valider la théorie de « l’Adam africain ».

Dans l’une des régions du Caucase, une mâchoire inférieure humaine attribuée à l’Homo erectus et datée de 1,8 millions d’années. Cette découverte gêne les tenants d’une migration tardive de cet Homo erectus il y a un millions d’années.

Les abris sous roches ne servaient pas d’habitation, mais plutôt de centres pour les rituels et autres applications culturelles. Initialement, les plus vieilles constructions humaines de restes d’habitats étaient vieilles de 200.000 à 400.000 ans près de Nice. Maintenant, c’est au Japon (au nord de Tokyo) qu’on a trouvés des outils de pierres taillés aux abords immédiats de l’emplacement des huttes vieilles de 500.000 à 600.000 ans (daté sur la base des cendres volcaniques).

Homo erectus aurait inventé l’art de faire du feu (et non l’Homo sapiens) ; Initialement, Homo erectus était considérait comme éteint il y a 200.000 ans, mais la datation à l’uranium-thorium des ossements de l’Homo erectus de Java nous pousse à croire qu’il a cohabité avec l’homme moderne entre -53.000 et -27.000.

Les silex taillés : origine européenne (20.000 ans) et origine zaïroise (75.000 ans) ;

Contrairement à ce que l’on pensait récemment, l’homme de Neandertal à cohabité paisiblement avec Sapiens sapiens. L’homme de Neandertal n’était pas une « bête sauvage » à l’apparence simiesque mais il était tout à fait civilisé. Il est reconnu maintenant, qu’outre ses qualités de penseurs, de prêtes, de médecins, il était également artiste : peinture, sculpture et musique. En Slovénie, un os percé d’ours a été exhumé et analysé par le musicologue canadien Bob Fink qui conclut que l’instrument vieux de 43.000 à 67.000 ans pouvait jouer quatre notes soit les 3e, 4e, 5e et 6e notes d’une gamme diatonique mineure de quatre tons et de quatre demi-tons. Des objets (anneaux d’ivoire et dents percées) et des parures raffinés ont également étaient retrouvés dans la grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne) vieux de 34.000 ans.

En Ardèche, dans la grotte de Chauvet-Pont-d’arc, des peintures exécutées par Cro-Magnon (période aurignacienne) remontent à 31.000 ans et révèlent une qualité technique et artistique permettant de réaliser des effets de perspective et des impressions de volume (300 animaux).

L’art du magdalénien (rupestre + portrait sur pierre plate) à partir de -18000 : naissance de l’art et des techniques pour le réaliser

Les premières cultures d’arbres fruitiers (abricots, pommes…) se trouvaient dans le Caucase (- 8000) et sur le bord de la mer Caspienne.

Les premières cités structurées (40000 hab.) et dotées d’une technologie avancée étaient situées dans la vallée de l’Indus (- 5000)

Le savoir se propage ensuite vers la Perse, la Mésopotamie et l’Égypte (-3000)

Vers – 500 avant notre ère le savoir se développe en Grèce (Turquie, Ionie) puis à Rome vers 200 au début de notre ère, puis en Espagne grâce au savoir des Arabes (vers l’an mille) puis en Europe vers le XVIe s.…

Il s’agit surtout du point de cette chronologie que je vais m’efforcer d’expliciter pour décrire l’évolution du genre humain dans les méandres du savoir scientifiques. Ces quelques dates sont nécessaires pour ce faire une idée plus précise du développement des hominidés.

[1] Laboratoire de paléontologie des vertébrés de l’université de Poitiers.

Auteur de l’article : Patrice PORTEMANN