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William CROOKES (1832-1919)

Il est né à Londres en 1832. Physicien, chimiste et météorologue du Collège Royal de la Chimie. il se se distingue dans l’analyse spectrale et il découvre le thallium en 1861. William Crookes a étudié la physique moléculaire en atmosphère raréfié, la viscosité, la conductibilité calorique (1874-1881), la matière radiante et il invente un radiomètre. Il a émis l’idée que les rayons cathodiques sont des particules électrifiées négativement ce qu’a confirmé Jean Perrin. William Crookes devient président de la Société psychique et a publié la revue Chemical News. Il a été membre de la Société Théosophique de H.P. Blavatsky et membre de l’ordre Hermétique de la Golden Dawn.

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CLAUSIUS Rudolf (1822-1888)

Il était professeur à l’École supérieure technique de Zurich en 1855 et il eut Roentgen dans son cours sur la théorie de la chaleur, l’élasticité et les vibrations élastiques. Après les travaux de Joule l’idée est répandue que la chaleur n’est pas de la matière…

Clausius développe le principe de Carnot en supposant que la production d’un travail mécanique exige non pas une modification de la répartition de la chaleur (du corps chaud vers le corps froid) mais une dépense de chaleur[1] (point d’appui sur l’équivalent mécanique de la chaleur de Mayer). Depuis 1800 on s’opposait à la perception phlogistique de la chaleur (avec l’idée d’un mouvement de particules).

Mais Clausius exprime avec la notion de différentielle « l’état de fait » des transformations thermodynamiques.

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MAXWELL Clerc (1831-1879)

Il est le premier professeur « Cavendish » de physique expérimentale de Cambridge. Il développe la théorie cinétique des gaz (avec ses « démons ») et il formule les équations du champ électromagnétique qui représentent la première grande unification de la physique théorique (électricité et magnétisme). Maxwell est né en Ecosse à Edinbourg, et il intègre Cambridge pour y faire des études de mathématiques.

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FARADAY Michaël (1791-1867)

Autodidaxie et simplicité

Fils d’un ouvrier forgeron, Michaël Faraday naquit le 22 septembre 1791 dans les environs de Londres. Issu d’une famille modeste, il reçut une éducation sommaire (lecture, écriture et quelques rudiments d’arithmétique) et il commence à travailler à 13 ans comme coursier chez un libraire ; En 1805, il débute un apprentissage de relieur et libraire. Souvent malade, son père meurt en 1810.  Il n’avait donc que 20 ans et toute sa vie. Cette situation pousse le jeune Faraday à se débrouiller par soi-même avec volonté et en toute simplicité.

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BOHM David (1917-1992)

David Bohm est né à Wilkes-Barre en Pennsylvanie aux États-Unis, et il manifeste de manière précoce un fort intérêt pour la science. C’est dans les années 70-80 qu’il formule ses idées sur « l’ordre implicite » dans l’univers et sur le relatif « modèle holographique » de la réalité. Bohm est un physicien qui s’interroge constamment sur les liens possibles entre la science et la philosophie. En 1959, il rencontre le penseur indien Jiddu Krishnamurti qui l’influence grandement dans sa « perception invisible » de la réalité.

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BOLTZMANN Ludwig (1844-1906)

Il était professeur de Sciences à Vienne, Graz, Munich ; partisan de l’atomistique mais adversaire de la théorie de  l’énergétique représentée par son collègue Ostwald[1] et tant d’autres… Boltzmann souffrait de dépression cyclique et termine sa vie par un suicide. La question fondamentale qu’il se pose s’inscrit dans les différences conceptuelles de la grande mécanique classique omnipuissante à l’époque {philosophie des « sciences rationnelles »} devant la toute petite thermodynamique naissante {philosophie des « sciences probabilistes »} – Voir la biographie de Lavoisier.

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Tesla Nicolas (1856-1943)

Il est né en Yougoslavie et mourut aux États-Unis en 1943. Il débute sa carrière d’ingénieur à Budapest en 1881. Dans la dynamo de Gramme, il a l’idée de supprimer les étincelles du collecteur, au moyen de rotation magnétique.

En 1883, il invente le moteur asynchrone (courant alternatif), mais le courant continu engloutissait tous les budgets publics… pour vaincre les difficultés de la transmission à distance de l’énergie électrique. A l’époque le courant alternatif était mal adapté en France ; il part en Amérique. Il fonde en 1887 la « Tesla Electric Company » et dépose une grande quantité de brevets (systèmes polyphasés, moteurs asynchrones, transmission à distance, courants à haute fréquence et/ou haute tension avec transformation à auto-induction (utilisait également à des usages thérapeutiques).

Par rapport à la créativité débordante de Tesla et à ses interrogations, son professeur universitaire (déjà) disait que « cela équivaudrait à transformer une force qui agit dans un sens, pareillement à la gravitation, en une force rotationnelle. Ce serait le mouvement perpétuel, par conséquent une idée irréalisable. »

Par son intention de se passer des contacts rampants dans la production des courants continus, engendrés par l’induction électromagnétique – chose en effet impossible – Tesla faisait allusion à l’expérience irréalisable, consistant à exploiter le modèle idéal de la rotation d’un seul pôle magnétique dans le champ (polydrome) d’un conducteur de courant continu. Tesla était nommé à l’époque comme le « poète de l’électricité » pour les expériences spectaculaires qu’il imaginait et pour les utopies qu’il poursuivait. Mais il n’a pas cueillit les fruits de ses inventions car exploitées pour le bien public.

Pour rentrer plus en détail dans la vie de Tesla, il est nécessaire de comprendre certaines choses. D’abord que sa mère était d’une rare intelligence, elle pouvait inventer toutes sortes d’instruments pour la cuisine ou le jardin. Très jeune, Tesla manifeste un don à l’ingéniosité et à l’inventivité. Il fait preuve de curiosité et il expérimente une première centrale en miniature qui utilisait la force de l’eau. Il construisit également un moteur à eau alimenté par des insectes. Il voulut aussi expérimenter l’acte de voler qui se soldat par un échec et quelques fractures. Certaines de ses idées étaient totalement surprenantes, Il imagina de construire un cercle autour de la Terre, au niveau de l’équateur pour que le cercle puisse orbiter à la même vitesse de la Terre lors de sa rotation.

Tesla avait un esprit hors du commun, il était doué d’une puissance mentale impressionnante :

  • mémorisation décuplée ;
  • mentalisation précise ;
  • visualisation mentale en 3D ;
  • des visions se manifestées dans sa tête ;
  • états altérés de conscience ;
  • Hypersensible ;

Ces propriétés intrinsèques et surdéveloppées faisaient de Tesla un génie. Il était admiré par de grands scientifiques comme Lord Kelvin, Hermann Von Helmholtz, William Crookes, Lord Rayleigh, James Dewar, Robert Millikan, Albert Einstein, Ernst Rutherford, Arthur Compton et Niels Bohr pour les plus connus. Dans un numéro spécial de Life Magazine, il est classé 57ième parmi les 100 personnes les plus inventives du deuxième millénaire.

Tesla était un visionnaire et il est reconnu comme tel un demi-siècle après sa mort. Ses inventions étaient visualisées dans sa tête, avec précision et le souci du détail, ses processus de créativité étaient stimulés par sa soif de connaissance, il pouvait ainsi passer rapidement de l’intuition à la logique conceptuelle en peu de temps. En fait, ses découvertes étaient complètement imaginées dans sa tête avant de les réaliser concrètement. Il maîtrisait un processus d’analyse mentale qui lui permettait de « décomposait hiérarchiquement le problème en autant de sous-systèmes afin d’identifier précisément les solutions » comme l’exprime M. Todorani.

Tesla mentionnait l’existence d’un monde supérieur dans lequel toute la connaissance et tout ce qui existe est déjà écrit comme des « archives cosmiques ». Dans les Védas, cela s’exprime par l’Akasha et Tesla était grandement influencé par la philosophie védique. Cette philosophie lui permis de comprendre l’unité du monde et la dépendance de la matière par l’esprit. Toutes ses inventions reposent sur l’existence d’un « éther » inhérent à toutes choses que les orientaux nomment « prana ».