La Chimie des Arabes

La chimie des Arabes est florissante, ils récupèrent les travaux de Byzance et de Syrie pour la compiler et l’améliorer grandement. Les premiers qui ont réellement formalisé la chimie sont les Arabes.

Le mot chimie est souvent associé à la langue arabe, mais ce n’est pas certain car l’origine du mot kimiyya est variée :

Kimiyya : Mot arabe d’origine égyptienne (après un passage par le grec). En égyptien ancien, kemi signifie « noir », mais les grecs utilisent le mot khémia pour évoquer l’égypte ;

Kimiyya : dérive du terme grec khyméia qui signifie « fusion » ;

Kimiyya : mot d’origine purement arabe, mais les lexicographes musulmans (du XIe s.) ne sont pas tous d’accord (opposition entre al-Jawbari et Ibn Sida).

Les Arabes n’utilisaient qu’un seul mot pour désigner la chimie et l’alchimie.

La chimie naît certainement de « l’art du feu » en particulier pour la céramique et la métallurgie. En Égypte, vers -300 av. J.-C. dans le centre intellectuel qu’était Alexandrie, les artisans imaginaient que les métaux terrestres tendaient à devenir de plus en plus parfaits (au sein de la Terre), c’est-à-dire qu’ils se transformaient progressivement en or. Plus tard, vers 100 ap. J.-C., certains pensaient qu’il était possible d’accélérer ce processus par des opérations effectuées dans leur propre laboratoire.

Le perfectionnement des métaux et sa recherche en laboratoire permirent de découvrir certains procédés chimiques.

Les artisans sont donc à la base de la naissance des procédés chimiques en effectuant, au départ, des opérations sur les produits d’origine naturelle. Les arabes développent grandement cet héritage : fabrication des couleurs et de pigments pour la céramique et la peinture, les tissus, les encres et les fards ; composition de certains produits servant à l’industrie textile (solvants, fixateurs, dégraissants) ; réalisation de produits d’hygiène et de beauté (savons, cosmétiques, parfums) ; travail du verre et du pétrole ; mise au point de technologies militaires (engins incendiaires, explosifs, poudres) ; fabrications de médicaments, de poisons ; travail de pierres précieuses ; préparation de boissons alcooliques…

Auteur de l’article : Patrice PORTEMANN