La Civilisation de l’Indus

La Civilisation de l’Indus

En général

La civilisation de l’Indus est très ancienne et elle est méconnue. Son écriture (glyphes) n’est toujours pas déchiffrée.

C’est la naissance des cités organisées, complexes et de grandes tailles.

La vallée de l’Indus (Pakistan, Harappa) ; Il existe, dans ce pays des temps reculés, la preuve d’une maîtrise certaine des technologies liées à l’organisation complexe des grandes villes : Un système des poids et des mesures « répartit de manière uniforme[1] » sur un territoire grand comme l’Égypte et la Mésopotamie réunies.

Le système actuel des poids et des mesures est un Système International. Il valide la définition des sept unités principales

Le développement technologique des cités est très raffiné : des dizaines de villes de +40.000 habitants, maisons avec aire de bain, WC (parfois avec chasse d’eau), système d’évacuation des eaux usées, chauffage au sol pour certaines maisons…

Vers – 2000 ans, ces systèmes urbains sophistiqués n’étaient déjà plus entretenus. La décadence des villes provient certainement de l’augmentation de la population…

Il est important de préciser que cette civilisation ne faisait pas de statuette anthropomorphique[2] (quelques unités ont été péniblement retrouvées) ; détail important qui porte le sceau d’une haute philosophie détachée du monde émotionnel comme peut l’être la science (dure) dans ses principes constitutifs. Par contre, toutes les sciences sociales (actuelles) ne peuvent s’exclure de cette perturbation humaine, émotionnelle, malgré ce qu’elles peuvent espérer.

{maths et brique}

L’alchimie et l’Inde

 

Même si Newton à grandement étudié l’alchimie, cette « préscience » est décriée depuis 500 ans. Pourquoi en est-il ainsi ?

En Europe, l’alchimie s’éteint lentement à partir du XVIIe siècle. L’étude systémique et rationnelle pousse l’interprétation alchimique à passer le relais. De quel relais s’agit-il ?

Disons que l’antiquité perd de son prestige, l’analyse objective de la matière qui commence détruit tout sur son passage. Mais le destin de l’analyse scientifique est formidable car l’ensemble des conceptions de l’univers est retouché, modifié, approfondi puis connu en partie pour aboutir à l’inconnu…

Pour le yogi du hatha-yaga, le corps physique composé par une substance (parkitri) issue de la Terre est un exutoire permettant, par des attitudes ascétiques, de transformer sa nature profonde et d’élever son esprit (purusha). C’est la base théorique du yoga mais également de toutes structures monacales. Les alchimistes souhaitent transformer des métaux vils en or et trouver la formule de l’élixir de longue vie. Il faut savoir qu’en Inde, les penseurs cherchent la libération de l’âme en construisant intérieurement le pont arc-en-ciel (anthakarana) pour atteindre le nirvana.

[1] Plus de 1000 sites, étonnamment homogènes sur une aire d’un million de km². Cf. l’article de Sciences et Avenir N°163 Eté 2010.

[2] Curieusement il n’y avait pas, à cette époque, de « vénération divine » et de culte d’adoration ou autre ; ni de représentation de la divinité à l’image de l’homme.

Le Dieu du Feu

Mythologie de l’Âge du Fer

Il y a le feu du ciel bien sûr, le soleil d’été, les étoiles nocturnes, les comètes, les étoiles filantes, les orages, tous ces phénomènes lumineux stimulaient la curiosité humaine et imposaient l’humilité « venant d’en haut » qui s’est imposé en adoration animiste.

{p.64 Eliade 1}

C’est par le Fer que l’homme prend conscience de ses pouvoirs réels, et qu’il rend hommage à la nature en cela.

Dans leurs conceptions néolithiques, les métallurgistes et les forgerons d’antan, considéraient leur travail comme utilisant des pouvoirs divins, ils se considéraient comme les « artisans de Dieu ».

L’extraction et la plasticité du métal stimule l’imagination humaine dans le désir de perfectionnement de la matière et l’idée de changer la Nature. Les conséquences sont importantes puisque la forge permet d’accélérer les processus naturels qui exigent des millénaires pour que le métal atteigne sa maturité dans les profondeurs souterraines de la Terre alors que l’artisan peut l’obtenir en quelques semaines dans ses fourneaux qui, dorénavant, se substituent, à la matière tellurique.

{De la Terre-mère au règne humain…}

Auteur de l’article : Patrice PORTEMANN