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Les Cryptos Données

Les années 90

Au tout début des années 90 une calculatrice de lycée (Texas Instrument) pouvait déjà jongler/calculer avec des nombres, des lettres, des listes et des suites de caractères. Le potentiel de ces petites machines était déjà très impressionnant. En 1993, j’ai intégré une classe préparatoire (Maths sup TA) et certains camarades possédaient des Hewlett Packard pouvant communiquer entre elles sans fil, un bluetooth de l’époque. N’oublions pas que la communication radio débute à la fin du XXe siècle avec Heinrich Hertz (circuit RLC) et Nicolaï Tesla (télécommande sans fil d’un petit bateau). Il ne faut pas s’étonner de l’ampleur actuelle de la technologie électronique dans nos sociétés du IIIe millénaire.

La révolution informatique fait passer le signal analogique (valeurs continues des variables) en signal numérique (système binaire de valeurs discrètes). En maths on parle de suites de nombres pour effectuer une somme de valeurs discrètes OU d’intégrales pour sommer des valeurs continues variant infinitésimalement (dx). Pendant mes années de faculté à Toulouse (physique théorique), les calculatrices programmables (alphanumériques) étaient interdites car déjà trop puissantes et à la fin des années 90, elles pouvaient calculer de manière symbolique c’est à dire sans valeur numérique associée aux variables utilisées. C’est à dire que la machine trouve la primitive de x² en affichant 2x. La calculette pouvait également intégrer librement des programmes (open source en basic ou en pascal) comme la lecture des fichiers HTML avec du texte et des liens hypertextes. Et il y a déjà +20 ans que les calculettes peuvent faire cela !

Les données informatiques ont remplacé les fiches bristol et manuscrites dans les administrations puis Internet (milieu des années 90) a permis de généraliser la numérisation de l’information. La transcription de l’information analogique (fonction mathématique sinusoïdale utilisant des données continues) s’est accélérée dans la technologie du quotidien pour NUMERISER le MONDE sous forme de valeurs binaires et discrètes mathématiquement parlant.

Blockchain

C’est une chaîne de blocs, une suite de caractères pour stocker et transmettre des informations sans organe de contrôle mais pouvant être accessible au public librement comme une « feuille transparente de registres ». Le Bitcoin est basé sur une « blockchain primitive » pour faire un pied de nez au système bancaire et à sa déroute financière en 2008.

« Sans organe de contrôle » veut dire que l’information contenue dans la blockchain est décentralisée, elle n’appartient pas à « une entité particulière » qu’il s’agissent d’une entreprise, d’une banque ou d’un état… On parle de stabilité supposée des monnaies fiduciaires comme d’une blague avec la décohérence de l’or d’abord puis de la finance avec l’économie réelle et le fonctionnement aberrant des banques centrales comme la BCE ou la FED. Hypocrite, car la FED a créée, uniquement l’an dernier (2020), 20% de la somme totale de tous les dollars depuis sa création. Je rigole tant le fonctionnement des banques centrales est aberrant car elles injectent des liquidités sans outre mesure (décohérence avec l’économie réelle) en considérant que ce n’est pas un problème pour la stabilité du dollar ou de l’euro. C’est l’Asie surtout qui se marre.

Le problème des blockchains de première génération réside dans le temps de réponse du système, trop long et trop gourmand en énergie électrique. Deuxième et troisième génération, depuis +12 ans les petits génies de l’informatique dépassent progressivement ce genre de problème en créant de nouvelles « blockchains préminées », des relations inter-chaînes, des trustchains, des contrats intelligents, des oracles… et tout l’arsenal nécessaire pour libérer la force de frappe des données numériques décentralisées.

Les données décentralisées

Le langage humain est une chose, celui des oiseaux aussi d’ailleurs, c’est un langage comme en informatique, discret mais essentiel.

Le langage informatique, électrique, numérique et binaire est partout, même dans une tronçonneuse pour gérer son carburateur, il n’y a plus de « vis de richesse » pour régler le flux d’essence. Dans les cryptos de données, c’est pareil, il n’y a plus d’opérateur pour régler et adapter les comptes et « le gaz » existe aussi sous forme de cryptos sachant qu’une blockchain est un « livre ouvert » décentralisé et ça change tout. Le gaz ou le fioul (fuel) dans la cryptosphère représente « les jetons », la monnaie servant à indexer l’intérêt de la blockchain et payer aussi les frais de fonctionnement décentralisés. J’ai l’impression que personne ne comprend les cryptos car il s’agit plus d’une nouvelle gestion des données informatiques que de monnaies stricto sensu. Pour sécuriser et supporter les futures données informatiques, c’est la technologie des blockchains qui sera utilisée et non les serveurs privés, étatiques ou centralisés. Avec la crise sanitaire et la censure bien présente, les Puissants posent les cartes et ils tapent du poing. Les banques classiques peuvent trembler car les flux monétaires vont bifurquer de l’argent fiduciaire vers la monnaie numérique.

Les données décentralisées représentent l’avenir en terme de transparence et de diminution des frais bancaires pour faciliter les échanges internationaux et finalement libérer les moyens de paiement.

Cryptos, Stablecoin, NFT…

Les cryptos monnaies, les jetons, les tokens, les coins, les Stablecoins, les MFT… je préfère parler de cryptos données pour sensibiliser les néophytes à ce sujet. Ensuite, il faut apporter quelques précisions :

  • les cryptos monnaies qui varient en valeur (Bitcoin, Ethereum, Tron…). Ces monnaies volatiles développent des écosystèmes de finance décentralisée, d’interopérabilité (public-privé) entre les services de cryptographie informatique et l’indexation concrète des « objets industriels ». Les gains sont imposables en France. PAYPAL permet les paiements en cryptos monnaies depuis 1 an.
  • Les stablecoins qui ne varient pas car ils sont indexés sur une monnaie fiduciaire (USDT, USDC, Euro-L…). Non imposable en France. La plateforme internationale VISA (carte de paiement) vient de valider l’utilisation de l’USDC pour diminuer les frais bancaires. Le groupe Casino en France vient de créer un stablecoin Euro-L (non imposable) pour générer un fond fiduciaire vers des valeurs numériques basées sur la blochchain (franco-suisse) Tézos (imposable).
  • les NFT (non fungible token) qui ne perdent pas de valeur (non fongible) car il s’agit d’une valeur unique par vérification cryptographique. Le monde de l’art s’empare de ses jetons pour certifier l’authenticité des œuvres. Non imposable en France.

Quelques cryptos

Le Bitcoin (BTC) est une ancienne cryptographie qui règle la mesure des autres cryptos… Pour connaître le classement et la valeur de chaque cryptos, voir : https://fr.advfn.com/cryptomonnaies en considérant la capitalisation boursière de chaque crypto. Le Bitcoin est 1er dans le classement avec une valeur de 57000 $ environ (08/04/21) par action et une capitalisation de +1000 milliards de dollars. C’est énorme, depuis 2008 ! Le monde change, la numérisation du monde a commencé depuis les années 90 et c’est inévitable maintenant, les flux monétaires fiduciaire « d’argent fiat », vont bifurquer vers la cryptographie informatique des monnaies car toutes « les informations industrielle ou sociale » représentent maintenant des données numériques, informatiques et électriques.

Ethereum (ETH) est 2ième dans le classement des cryptos. De début 2020 à début 2021, sa valeur a augmenté de 1000 % en passant de 170 € par action à 1700 €. Ethéreum et sa monnaie native ETH est une plateforme de finance décentralisée (blockchain de génération 2) qui est limitée maintenant par le temps de latence et le « gaz » (frais de fonctionnement) qui augmente.

Pour bien comprendre les cryptos données, il faut prendre conscience de la numérisation du monde. Toutes les données du fonctionnement de la société sont maintenant numériques, informatiques et électriques. Les QR code représentent un affichage unique d’identification aléatoire des objets physiques comme les codes barres d’ailleurs. Ces systèmes visuels sont les prémisses de la cryptographie informatique, décentralisée et basée sur des blockchains. Les cryptos données de 3ème génération sont des petits concentrés de « fintech », de nouvelle technologie financière. Mathématiquement, pour sécuriser les données informatiques, les matrices aléatoires, les graphes acycliques et toutes sortes d’objets mathématiques à la pointe permettent de coder les données. Tous les objets réels sont identifiés informatiquement, plus grave, avec la crise sanitaire, pour boire un café en France, bientôt nous allons flasher un QR code pour « sécuriser la santé des citoyens ». L’identification des personnes, la réservation d’une place de parking, d’un hôtel, toutes ces informations circulent via Internet et constituent la somme des données numériques.

  • Siacoin (SC) : crypto donnée de 3e génération qui décentralise les futurs « cloud », espace disque de stockage de l’information basé sur Blockchain décentralisée. En moyenne, le stockage cloud décentralisé de Sia coûte 90% de moins que les fournisseurs historiques de stockage. De 0,00096 € début mars à 0,0027 € aujourd’hui 8 avril, l’augmentation est de 170 % environ. La progression de sa valeur est énorme.
  • BitTorrent (BTT) : basé sur une entreprise créée en 2001 pour initier l’échange de fichiers P2P, d’ordinateur personnel à ordinateur personnel, racheté en 2008 par Justin Sun, entrepreneur technologique, ami du « patron d’Alibaba », il relie la blockchain BTT avec TRX, monnaie native de sa blockchain TRON. De 0,0015 $ mi-mars à 0,0090 $ ce jour (8 avril), l’augmentation de sa valeur est de 500 %.
  • Dentwireless (DENT) : cette crypto donnée, participe à la gestion future et décentralisée des « données mobiles ». C’est à dire que cette blockchain incrémente la vente des minutes de communication sur téléphone mobile dans le monde.

On peut comprendre aisément que cette technologie des cryptos est au seuil de son « explosion » dans la sécurisation des données informatiques et du futur de la numérisation sociale et industrielle de la société mondiale.

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