Extra-Terrestre

La vie est-elle uniquement mécaniste ?

Au delà de la Terre, la vie existe-t-elle ? La question peut-être posée même si, a une certaine époque, cette question là ne pouvait pas être prononcée.

Dans l’immensité du ciel étoilé, sommes-nous seuls dans l’Univers ?

Récemment des acides aminés (de la glycine qui rentre dans la composition des protéines) ont été découvert sur une comète (Roseta) en orbite autour de notre système solaire. Les acides aminés sont les « briques élémentaires » de la vie biologique. D’un point de vue épistémologique, la vie n’est pas uniquement biologique, la vie psychologique existe également, la vie spirituelle, la vie sociale et collective…

Pourquoi doit-on cantonner la vie au modèle planétaire que nous connaissons ? Et pourquoi circonscrire la vie aux définitions limitées des sciences de la vie et de la Terre. Trop de spécialisations restrictives et soumises aux raisonnements cartésiens dégradent nos possibilités imaginatives et neutralisent notre identité cognitive pour borner notre être à l’état de machine organique. Le poids des sciences matérialistes est une réalité, une exagération même depuis un siècle, surtout dans le domaine des sciences du vivant, contrairement aux sciences physiques et chimiques qui ont déjà dépassé ce genre de restrictions depuis l’émergence d’un nouveau paradigme scientifique issu de la mécanique quantique.

La mécanique quantique peut-elle être appliquée au domaine du vivant ? En fait la mécanique quantique émerge d’une certaine modélisation du concept d’énergie. Passant d’une vision continu de l’énergie vers une mathématisation discrète (discontinue) de l’énergie, l’ensemble de la structure des lois de la physique est modifiée. Comment est utilisé le concept d’énergie dans les sciences du vivant ? D’un point de vue classique ou d’un point de vue quantique… Je ne sais pas. Les sciences du vivant peuvent-elles considérer notre vie biologique à l’être énergétique que nous sommes ? D’un point de vue philosophique/théosophique en orient (en Inde), au Japon ou en Chine, dans les civilisations archaïques ou dans toutes les conceptions animistes, la vie est considérée comme ENERGIE en mouvement… (Deva, L. Chellabi)

La civilisation extra-terrestre

La civilisation extra-terrestre (E.T) au singulier en considérant la totalité des possibles. Car il semble difficile d’en décrire la pluralité à l’heure actuelle. Peut-être un jour… Scientifiquement car philosophiquement un certain travail a déjà été fourni dans le domaine de la théosophie. (Traité sur le feu Cosmique, A.A. Bailey)

Cependant, dans le domaine scientifique, les astrophysiciens actuels sont relativement unanimes pour considérer la vie extra-terrestre. Il s’agit d’une simple probabilité dénuée de toute considération philosophique, mystique ou religieuse. En effet, l’univers est si vaste, incommensurable dans ses dimensions et tellement inattendu dans son potentiel créatif qu’il semble évident, logique, probable que la vie s’est également développée ailleurs que sur notre infortunée planète.

Tout le monde est prudent dans ce domaine lorsqu’il s’agit de considérer, ou pas, la vie extra-terrestre… Car en fait, que pouvons-nous connaître réellement ? Épistémologiquement parlant, nous sommes inclus dans le système ! Nous sommes certes des êtres pensants et nous avons la capacité de nous interroger sur le monde environnant mais pour utiliser une analogie (d’Einstein je crois) : que connais le poisson rouge, du monde qui se situe, au delà de son bocal ? C’est exactement pareil pour nous, nous possédons un certain degrés de liberté dans les limites d’un cercle infranchissable, et peut-on s’extraire de ce système pour l’analyser, l’isoler et le comprendre de l’extérieur ? Certainement pas.

Tout cela est très compliqué, mais j’envisage ce problème ouvert comme un autre, en toute liberté d’analyse et de correspondances probables. Et surtout, je ne limite pas la vie (dans son ensemble) au simple considération biologique. Dans cette histoire des sciences, je reste attaché à la structuration de A.-M. Ampère en considérant les deux facettes de la science :

  • les sciences cosmologiques (les sciences du matériel)
  • les sciences noologiques (les sciences de l’immatériel)

Le rapport COMETA

Ce rapport était supervisé par le Ministère de la Défense, le premier Ministre français de l’époque et le CNES – GEIPAN.

Le rapport permet de recenser les observations de certains officiels (militaires, aviation civile) qui concernent les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés.

Le rapport conclue à l’observation certaine de phénomènes aérospatiaux dont la technologie n’est pas humaine car :

  • possibilité de l’engin de s’immobilité dans les airs (vol stationnaire) ;
  • accélération de l’engin qu’un humain à l’intérieur ne peut pas encaisser ;
  • trajectoire en « zig-zag » sans rayon de courbure notable.

« Elles (les études) démontrent la réalité quasi-certaine d’objets volants totalement inconnus, aux performances de vol et au silence remarquable, apparemment mus par des intelligences. […] Une seule hypothèse rend compte suffisamment des faits et ne fait appel, pour l’essentiel, qu’à la science d’aujourd’hui ; c’est celle de visiteurs extraterrestres. »

page 86 du rapport COMETA ci-dessous

Cometa (1)

1995 : Découverte de la première planète extrasolaire

C’est à l’observatoire de Haute-Provence qu’une équipe française découvre la première planète située hors de notre système solaire et gravitant autour d’un centre de type stellaire, identique au notre. En fait, en 1990, une exo-planète fut découverte autour d’un pulsar par une équipe utilisant le radiotélescope d’Arecibo.

De nos jours, en 2012, les scientifiques ont détectés environ 700 exo-planètes situés dans une sphère de 400 années lumières en périphérie de notre propre système.

{description des méthodes astro de détection}

La pluralité des mondes habités

« Ciel étoilé, nuit déguisé, tu hantes mon esprit. » Allongé dans l’herbe, par une belle nuit d’été dans les Pyrénées, les idées vagues, absorbées et teintées par l’espace igné que le ciel nocturne offre à mes yeux, l’émerveillement comble l’esprit du curieux qui reste, à jamais, fasciné par l’Univers. Comment ne pas considérer, dans l’immensité du ciel étoilé, la « Pluralité des mondes habités » ?

De tous temps, les sages philosophes du monde ont considéré notre système comme un parmi les autres. Multiples mondes, étoiles incommensurables, galaxies innombrables, le penseur sonde son esprit et, en toute objectivité, mais sans observation directe[1], l’observateur des espaces célestes considère la pluralité des mondes et l’extension de la vie en tous lieux de l’espace.

Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

Lucrèce considérait que notre monde n’était pas unique dans la nature, qu’il existait d’autres régions dans l’espace, d’autres terres, d’autres êtres et d’autres hommes. « Comment peut-on considérer que ces multiples mondes du ciel étoilé peuvent-ils être oublié par la Vie ? » Le matérialisme excessif est fondé sur la phénoménologie sensible d’Aristote qui nous a forgé la matière cérébrale à cette pensée absurde. Pensée ravivée par les scolastiques et les doctes chrétiens qui créent un Dieu à leur image pour mieux le dominer et l’imposer. Anthropomorphisme naturel des simples d’esprit, mais deux milles ans suffisent maintenant, adieux les incultes, et saluons maintenant les penseurs ouvert à la pluralité des mondes habités.

[1] En 2008 : observation directe d’exoplanète.

De l’Antiquité au Moyen-âge

Tous les grands peuples historiques, les Hindous, les Chinois, les Arabes et tant d’autres, dans leurs traditions théogoniques, reconnaissaient la pluralité des mondes habités. Dans les Védas, qui sont considérés comme les livres les plus anciens que nous possédons, dans les Lois de Manou, dans le Zend Avesta et les dogmes de Zoroastre, la vie est présente en tous lieux du ciel étoilé et les âmes siègent dans des espaces hors terrestres et relatifs aux qualités propres des êtres habités par l’existence d’une conscience manifestée. Les Celtes et autres Gaulois assimilés célébraient des invocations à l’infinité de l’espace, à l’éternité de la durée, à l’habitation de régions inconnues dans le ciel et à la migration des âmes dans les demeures du ciel. Les Celtes et particulièrement les druides avaient une connaissance bien plus aiguisée que ce dont la religion sous influence romaine à bien voulu nous transmettre. C’est Jules César qui a interdit de transmettre les informations relatives à ce peuple… Il est également évident, que pour tout un chacun, les Égyptiens considéraient les mêmes extensions de la vie appliquées à la pluralité des mondes.

Les Grecs, héritiers des peuples anciens, ont perpétués ouvertement ou pas, la présence de la vie en tous lieux. Dans les poèmes d’Orphée et dans les sectes ioniennes inspirées par Thalès, la vie est étendue en tous lieux, la doctrine de la pluralité des mondes est transmise par Anaximandre et Anaximène puis répandue par Empédocle, Aristarque, Leucippe et autres. Anaximandre soutenait, comme le firent plus tard Épicure, Origène et Descartes, que les mondes suivent des cycles de destruction et de reconstruction à partir des mêmes éléments. Cette idée est une continuité directe de la « Théorie des globes » dans Anciens Commentaires de la sagesse védiques et pré-védiques amplement détaillée et réactualisée dans le Traité sur le Feu Cosmique d’Alice Ann Bailey. En suivant cette  ligne de force d’une pensée évidente, une « Intelligence Immatérielle » présidait à l’ordre dans l’univers et à l’arrangement des corps célestes. L’infortuné Bailly[1] disait que « l’opinion de la pluralité des mondes fut adoptée par tous ceux des philosophes qui eurent assez de génie pour comprendre combien elle est grande et digne de l’Auteur de la nature ».

J’ai déjà traité du fait que Pythagore considérait le monde comme ordonné sur des bases harmoniques liées à la musique. Même si les combinaisons de son heptacorde supposent aux planètes des combinaisons complètement arbitraires (succession diatonique), certaines déterminations sont exactes comme la révolution de Saturne égale à 30 fois celle de la Terre, le mouvement biennal de Mars… Pythagore soutenait également une théorie de la métempsycose ou de la migration des âmes en d’autres lieux… Ne rentrons pas ici dans ses détails théoriques soumis à la polémique car ce n’est pas le propos, mais considérons néanmoins que ses disciples les plus illustres comme Démocrite et Héraclite propagèrent les opinions de leur maître, de nos jours intégrées et assimilées comme des idées pythagoriciennes. On ne peut tronquer la pensée des grands philosophes grecs et rabâcher à nos élèves européens l’origine de la théorie atomique comme provenant des grecs et ôter toutes références à la pluralité des mondes habités. Philolaüs et Nicétas de Syracuse enseignaient les théories pythagoriciennes et le mouvement de la Terre comme une planète incluse dans une pluralité habitée. Et fort heureusement que ce système du monde fût retrouvé et étudié (2000 ans plus tard) par Copernic[2] dans le Livre VII  des Questions naturelles de Sénèque. Héraclide, comme successeur,  développa cette idée pythagoricienne jusqu’à considérait que chaque étoile du ciel nocturne est un « petit univers » ayant comme le notre une Terre, une atmosphère et une immense étendue de substance éthérée.

La Musique des sphères pythagoricienne est reprise par Cicéron, Boèce, Censorin, Copernic, Kepler, Galilée, Herschel et tant d’autres penseurs libres ayant les yeux ouverts sur le ciel étoilé. Xénophane, fondateur de l’école d’Élée, enseignait la pluralité des mondes et notamment l’habitabilité de la Lune. Dans cette perspective des mondes habités, cette vision est souvent décriée par les matérialistes scolastiques qui puisaient leur « idée divine des choses » dans la religion chrétienne et anthropomorphique. Avant que la science apporte certaines preuves essentielles à la compréhension objective de la réalité cosmique, les chrétiens croyaient et imposaient l’idée de l’existence unique des hommes sur Terre, de la Terre comme centre unique de rotation de l’Univers et de « Dieu fait chair » en la personne de Jésus. Quelle faiblesse de la pensée puérile que de considérer ces assertions dénuées de sens et d’humilité nécessaire au vue de l’immensité de la sphère céleste. Parménide et Zénon d’Élée vinrent après Xénophane et reconnurent la croyance en la pluralité des mondes. Plutarque considérait également cette idée et la considérait comme présente dans la pensée des hommes jusqu’à la mer des Indes où un vieillard enseignait l’existence différentiée de  183 mondes habités. Dans les Anciens Commentaires de la Sagesse sans âge (en Orient) est enseignait l’existence de 343 (49×7) sous-plans permettant l’expression différentiée des qualités existentielles d’un simple caillou, comme agrégat de matière atomique, jusqu’à Parabraham, « Celui dont rien ne peut être dit ». Cette réalité visible et invisible, différentiée par les proportions nécessaires de « l’énergie convertie en matière » permet l’expression de toutes vies purement matérielles ou imprégnées de dualité comme en l’homme (corps/esprit) ou bien comme pure abstraction…

Même si Platon prôna l’immobilité de la Terre, sa perception mystique de la Cause sans cause est un éloge à l’abstraction humaine qui est nécessaire pour envisagée l’ordre dans le Kosmos. Une telle erreur sur l’immobilité de la Terre entraîna les autres penseurs dans une fausse voie comme Speusippe, Xénocrate puis Aristote et enfin Archimède, Hipparque, Pline et Ptolémée qui laissa son nom au système. Comme il le dit lui-même, Aristote n’admettait pas d’autres terres et d’autres lieux sur la seule raison de l’incorruptibilité des cieux. Et ne pouvant peupler ainsi les astres, Aristote les divinisa tout en était partager parmi ceux qui étudient la nature et considèrent l’insignifiante réalité de la Terre dans l’immensité du ciel étoilé.

Comment la Vie aurait-elle pu épargner, de ses illustres cauchemars et de ses plus beaux rêves, l’existence en d’autres lieux et l’habitabilité sur d’autres terres ? Et comment la vie aurait-elle pu considérait  « l’expression de la Puissance créatrice infinie » sur notre unique Terre des misères ?

Par contre les épicuriens enseignaient la pluralité des mondes. Épicure considérait que les causes ayant produit le monde sont infinies et donc, que les effets résultants sont également infinis. Même les héritiers de cette pensée, voulant prôner le positivisme, affirmèrent l’universalité et l’éternité de la nature comme Cicéron, Horace et Virgile qui considéraient que l’essence même de la matière se matérialisée en tous point de l’univers. Cette idée fut partagée par Zénon de Cittium qui le premier, développa la philosophie de la sensation comme expression complète de la vie intérieure et mentale prenant naissance par les sens. Cet opinion est celle de Spinoza et de tous les médecins matérialistes qui considèrent la pensée comme émergente de la matière cérébrale. Comment expliquer, par cette idée, la créativité humaine ? Je ne saurais répondre. Qu’importe, même les philosophes de la sensation reconnaissaient l’intervention d’un esprit supérieur dans le gouvernement de la nature. Lucrèce disait : « Croirait-on qu’au-delà de ce monde un si vaste amas d’éléments se condamne à un oisif repos ? Non, non… » Et considérant l’étendue du ciel nocturne, il rajoutait que « partout où la matière immense trouvera un espace pour la contenir et ne rencontrera nul obstacle à son essor, elle fera éclore la vie sous des formes variées ».

[1] Histoire de l’Astronomie Ancienne. Bailly était un astronome français avant-gardiste qui considérait que toute la connaissance des anciens Sumériens, Egyptiens, Hébreux, Assyriens, grecs, Arabes… provenait des premiers sages Indous (Aryens).

[2] Copernic récupère également la méthodologie géométrique d’un savant perse : Al Tûsî. De la émerge la « preuve mathématique » de la théorie héliocentrique.

Du Moyen-âge au XVIIe siècle

Pendant l’ère chrétienne et après la chute de l’empire romain et de son expression décadente dans les jouissances sensuelles, une longue période d’obscurantisme ne permet pas de trouver beaucoup éléments en faveur de la doctrine concernant la pluralité des mondes. Il s’agit donc d’une durée de 1500 ans où la dégradation de la science antique et les pensées stériles hantent cette période animée par le christianisme.

A partir du Moyen Age, les différents penseurs ayant considéraient avec intérêt la pluralité des mondes habités sont :

  • Nicolas de Cusa auteur du traité De doctâ Ignorantiâ ;
  • Jordano Bruno brûlé vif pour ses idées philosophiques et son livre sur l’infinité des mondes : De l’infinito, Universo e Mondi ;
  • Michel de Montaigne et ses Essais
  • Galilée qui ose demander publiquement[1] dans son Systema cosmicum (Dial I), « s’il y a sur les autres mondes des êtres comme sur le nôtre » ;
  • Tycho-Brahé ;
  • René Descartes et les cartésiens (Théorie des Tourbillons) ;
  • Kepler pour son Astronomia lunaris et son rêve Somnium astronomicum;
  • Cardan ;
  • Thomas Campanella pour son livre la Cité du Soleil: « Les solariens pensent que c’est une folie d’affirmer qu’il n’y a rien au-delà de notre globe, car il ne saurait y avoir de néant dans le monde visible ni hors de ce monde ». Il définit également une théorie de la connaissance.
  • Père Athanase Kircher pour son livre le Voyage extatique céleste dans lequel il décrit « ses voyages sur les planètes du système ». Kircher était pour moi un pythagoricien convaincu lorsque je regarde avec attention ses représentations célestes.
  • Fontenelle qui était plus dans le « bel esprit que dans la science » avec ses Entretiens sur la pluralité des Mondes.
  • Huygens écrivait à la fin de sa vie, Cosmotheôros (KOSMOQEWPOS, sive de Terris coelestibus, earumque ornatu Conjecturae) qui fut publié en 1698 par son frère comme œuvre posthume. Huygens est un scientifique reconnu et apprécié et là, il franchit les barrières de la pensée conventionnelle en décrivant l’astronomie de base puis les conditions des habitants de chaque planète. Dans ce contexte, il s’efforce d’expliciter des arguments permettant de considérer que les êtres des autres planètes sont semblables à nous d’un point de vue physiologique, intellectuel et moral.

[1] Le discours était certes timide, mais il faut considérer les contingences de l’époque.

Du XVIIIe siècle au futur

Les savants ayant acceptés l’hypothèse de la pluralité des mondes sont :

  • Leibnitz
  • Isaac Newton dans son optic ;
  • William Whiston et sa New Theory of the Earth. Dans les sciences anglaises de l’époque, il côtoyait Boyle, Haley et d’autres. Il est connu pour la défense des idées sur l’arianisme[1] comme position primitive de l’Église chrétienne.
  • Emmanuel Swedenborg est un théosophe (complexe) qui écrivit les Arcanes célestes.
  • Voltaire dans son roman Micromégas et dans ses fragments philosophiques ;
  • Buffon dans ses Époques de la Nature ;
  • Condillac dans sa Logique;
  • Bailly dans son Histoire de l’Astronomie ancienne ;
  • Diderot et les principaux rédacteurs de l’Encyclopédie malgré le « on n’en sait rien » de d’Alembert ;
  • Joseph de Maistre dans ses Soirées de Saint-Pétersbourg ;
  • Emmanuel Kant dans son Allgemeine Natugeschichte des Himmels ;
  • Bode avec ses Considérations sur l’Univers (et on lui doit également la loi de Titius-Bode) ;
  • William Herschel et ses Mémoires ;
  • Laplace dans son Exposition du Système du monde.

Cette suite de personnages illustres dans le domaine de la science et de la philosophie (depuis le Moyen Âge) représente un travail considérable qui fut réalisé par Camille Flammarion. Contrairement à de nombreux scientifiques de l’époque et de nos jours, j’estime ce chercheur passionné par le Kosmos, son œuvre[2] est remarquable et sa prose parfumée d’effluves poétiques. Je termine donc par citer un passage de son roman Uranie (déesse de l’Astronomie) :

« Ah ! fis-je, traversé par une lueur fugitive, j’étais là ! Bercées par la même attraction, les deux planètes voisines se regardent à travers l’espace transparent. N’aurions nous pas, dans cette fraternité céleste, une première image de l’éternel voyage ? La Terre n’est plus seule au monde. Les panoramas de l’infini commencent à s’ouvrir. Que nous habitions ici où à côté, nous sommes, non les citoyens d’un pays ou d’un monde, mais, en vérité, les CITOYENS DU CIEL. »

Youri Gagarine

Point de vue holistique

Pour prolonger notre point de vue, il faut rajouter que cette notion de la pluralité des mondes habités, ou pas (d’ailleurs), représente l’une des bases fondamentale de la pensée humaine (de tous temps et en tous lieux) comme reflet de l’humilité nécessaire et toute naturelle lorsque l’individu doué de conscience spéculative lève la tête, le soir, et qu’il plonge son regard émerveillé dans l’immensité du ciel étoilé.

Trois ouvrages théosophiques sont nécessaires pour compléter les ouvrages relatifs à cette notion qui, au cours du XXe siècle, bouleversent les conceptions admises tout en présentant des hypothèses à la perspicacité des scientifiques contemporains :

  • La Doctrine Secrète d’H.P.Blavatsky
  • Traité sur le Feu Cosmique d’A.A. Bailey
  • L’envol de Leïla Chellabi

[1] Ce terme fait référence à Arius, un docte de l’Église chrétienne d’orient qui défendait l’idée contraire à celle qui fût retenu au concile de Nicée en 325 et qui plonge l’Europe de l’ouest dans la confusion théologique pendant 1500 ans.

[2] Quelques ouvrages de C. Flammarion : Astronomie populaire, Les Etoiles, Les Terres du Ciel, l’Atmosphère… Voir Bibliographie.

Auteur de l’article : Patrice PORTEMANN