BOLTZMANN Ludwig (1844-1906)

Il était professeur de Sciences à Vienne, Graz, Munich ; partisan de l’atomistique mais adversaire de la théorie de  l’énergétique représentée par son collègue Ostwald[1] et tant d’autres… Boltzmann souffrait de dépression cyclique et termine sa vie par un suicide. La question fondamentale qu’il se pose s’inscrit dans les différences conceptuelles de la grande mécanique classique omnipuissante à l’époque {philosophie des « sciences rationnelles »} devant la toute petite thermodynamique naissante {philosophie des « sciences probabilistes »} – Voir la biographie de Lavoisier.

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Sciences Noologiques

Pour rendre hommage à André-Marie Ampère, je remets au goût du jour l’adjectif noologique qu’il a créé en 1834 pour s’opposer au sciences dites cosmologiques (sciences étudiant la matière) dans sa classification de la philosophie/histoire des sciences.

Noo- élément initial de mots philosophiques issus du grec Noos pour Noûs signifiant Esprit, capacités de penser, sciences étudiant l’esprit.

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Des hominidés à l’agriculture

-1 000 000 années

Voir Evolution des hominidés (à partir de -20 000 000)

On vient de voir que le Caucase est intéressant au début de cette période puisqu’une contradiction pointe ses divergences sur l’homo erectus dans cette zone géographique du globe.

Le Caucase est également au cœur de la naissance de l’agriculture qui bouleverse l’équilibre humain sur la planète en signant la fin du paléolithique comme représentant 98% de la préhistoire humaine de -3,3 millions d’années à la fin de la dernière glaciation. Comme si l’agriculture et son développement au sein des divers « groupements humains » en Europe suivait les conditions climatiques favorables pour exploiter de nouvelles zones géographiques disponibles et certainement fertiles pour la sédentarisation.

Paléolithique : de -3,3 millions d’années vers -10 000 ans (dernière glaciation).

Les abris sous roches ne servaient pas d’habitation, mais plutôt de centres pour les rituels et autres applications culturelles. Initialement, les plus vieilles constructions humaines de restes d’habitats étaient vieilles de 200.000 à 400.000 ans près de Nice. Maintenant, c’est au Japon (au nord de Tokyo) qu’on a trouvés des outils de pierres taillés aux abords immédiats de l’emplacement des huttes vieilles de 500.000 à 600.000 ans (daté sur la base des cendres volcaniques).

Homo erectus aurait inventé l’art de faire du feu (et non l’Homo sapiens) ; Initialement, Homo erectus était considérait comme éteint il y a 200.000 ans, mais la datation à l’uranium-thorium des ossements de l’Homo erectus de Java nous pousse à croire qu’il a cohabité avec l’homme moderne entre -53.000 et -27.000.

Les silex taillés : origine européenne (20.000 ans) et origine zaïroise (75.000 ans) ;

Contrairement à ce que l’on pensait récemment, l’homme de Neandertal à cohabité paisiblement avec Sapiens sapiens. L’homme de Neandertal n’était pas une « bête sauvage » à l’apparence simiesque mais il était tout à fait civilisé. Il est reconnu maintenant, qu’outre ses qualités de penseurs, de prêtes, de médecins, il était également artiste : peinture, sculpture et musique. En Slovénie, un os percé d’ours a été exhumé et analysé par le musicologue canadien Bob Fink qui conclut que l’instrument vieux de 43.000 à 67.000 ans pouvait jouer quatre notes soit les 3e, 4e, 5e et 6e notes d’une gamme diatonique mineure de quatre tons et de quatre demi-tons. Des objets (anneaux d’ivoire et dents percées) et des parures raffinés ont également étaient retrouvés dans la grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne) vieux de 34.000 ans.

En Ardèche, dans la grotte de Chauvet-Pont-d’arc, des peintures exécutées par Cro-Magnon (période aurignacienne) remontent à 31.000 ans et révèlent une qualité technique et artistique permettant de réaliser des effets de perspective et des impressions de volume (300 animaux).

L’art du magdalénien (rupestre + portrait sur pierre plate) à partir de -18000 : naissance de l’art et des techniques pour le réaliser.

Mésolithique : sociologie humaine qui débute au Proche-Orient et s’achève avec le début de l’agriculture vers -6500 en Grèce et dans les Balkans. Mais globalement le début et la fin de chaque période dépend du lieu considéré sur le globe. Vers -10 000 en Europe et -15 000 au Japon (Les Jomons).

La première sculpture bois date de 11 000 ans (retrouvée en Russie).

Les premières cultures d’arbres fruitiers (abricots, pommes…) se trouvaient dans le Caucase (- 8000) et sur le bord de la mer Caspienne.

Néolithique : Sédentarisation, agriculture, élevage… Cités-Etats, autonomie relative de chaque groupement humain et conflits incessants jusqu’à nos jours. Début du néolithique vers -8 500 au Proche-Orient (croissant fertile), vers -6500 en Grèce, vers -6000 en Chine, vers -5000 au Mexique, au Pérou, en Afrique subsaharienne… La fin du Néolithique est basé sur la métallurgie du bronze (cuivre+étain).

Les premières cités structurées (40000 hab.) et dotées d’une technologie avancée étaient situées dans la vallée de l’Indus (- 5000)

Le savoir se propage ensuite vers la Perse, la Mésopotamie et l’Égypte (-3000)

Vers – 500 avant notre ère le savoir se développe en Grèce (Turquie, Ionie) puis à Rome vers 200 au début de notre ère, puis en Espagne grâce au savoir des Arabes (vers l’an mille) puis en Europe vers le XVIe s.…

L’objectif est de décrire l’évolution du genre humain au travers des civilisations reculées puis des civilisations modernes pour extrapoler les grandes lignes des civilisations humaines du futur….

La dernière glaciation

A la fin du pléistocène de -100 000 ans à -10 000 ans avec un maximum glaciaire vers -22 000 ans. La chronologie isotopique de l’oxygène (16 et 18) obtenue par carottage dans les glaciers éternels du nord et du sud :

Sur une durée de 300 000 ans, le graphique précédent montre des oscillations pseudo-périodiques de « chaud et de froid » des températures à l’échelle terrestre. Cette méthodologie appliquée aux 5 millions d’années passées sur la Terre, les oscillations thermiques révèlent des « cycles chaud/froid » de 100 000 ans au cours d’un millions d’années précédent et de 41 000 ans jusqu’à -2,5 millions d’années. Comme si la Terre avait stabilisé à 100 000 ans la fréquence de ses ères glaciaires.

d’après Lisiecki et Raymo 2005

De la Préhistoire à l’Antiquité

L’Antiquité (-3500) débute à la naissance de l’écriture. Je peux rajouter qu’il s’agit uniquement des traces de l’écriture restante car l’écriture existait depuis bien plus longtemps avec un bâton sur le sable humide par exemple. Mais ce genre de traces n’existent plus… L’antiquité se termine (selon les conventions relatives) à la fin de l’Empire Romain (+476 Romulus et le début du Moyen-âge…)

De l’écriture vers le langage formalisé, les linguistes révèlent l’absence de traces suffisantes pour remonter à l’origine d’un proto-langage. Toutes les langues parlées sont-elles issues d’une origine commune ? De nombreux linguistes pensent que oui, je ne suis pas linguiste mais intuitivement, j’imagine aisément que l’origine des langues est multiple et qu’elles apparaissent simultanément (ou presque) en plusieurs lieux du globe terrestre. La naissance du langage humain est une conséquence de son évolution comme nécessité d’exprimer avec toujours plus de précision la réalité du langage symbolique vécue par la conscience individuelle et collective du genre humain.

Les linguistes s’accordent à penser que les langues parlées convergent toutes, dans le passé, vers 6 superfamilles à l’origine des 200 langages dans le monde.

De l’Antiquité au Moyen-âge

Le Moyen-âge est relatif au repère chronologique de l’Europe occidentale. L’Europe débute une sombre période d’obscurantisme jusqu’à la Renaissance. […]

Post renaissance occidentale

Renaissance car dans le domaine de l’art, l’inspiration retourne vers les origines gréco-romaines de l’Europe. La renaissance est européenne et le développement technologique des bateaux y aidant, c’est également le début des colonies et autres empires qui se déchirent l’appartenance des terres sur le globe au détriment des autochtones. Conjointement à cette réalité sociologique des peuples dominants à cette époque, l’expansion de la pensée abstraite et théorique formalise les sciences de la matière et les mathématiques. Ce développement algébriques du maniement des variables entre elles ouvre le champ au langage des machines informatiques.

Evolution des hominidés

De -20 millions d’années à Homo-Erectus

20 millions d’années : ancêtre de tous les primates quittant le sol africain vers l’Asie et l’Europe. Il donna naissance au ramapithèque et à l’orang-outang. Et le morotopithèque avait des aptitudes à la verticalité…

14,7 à 16 millions d’années : Victoriapithécus exhumé au Kenya est le plus ancien crâne de « singe ». Une race d’homme de petite taille ? « Sa petite tête, à face prognathe, aux larges yeux et au nez épaté, est surprenante. Jusqu’à présent, les ancêtres des singes de l’Ancien monde étaient plutôt représentés par une boite crânienne haute et une face plate, à l’image actuels des colobes ou gibbons. » (Science et Avenir, septembre 1997)

9 à 10 millions d’années : A 40 km de Salonique en Grèce, dans la vallée de la Pluis, des dents et des mâchoires similaires à celles de l’australopithèque ont été retrouvés par Louis de Boris (Laboratoire de paléontologie des vertébrés de l’université de Poitiers) et l’Américain Donald Johason. La faune qui entourait ces fossiles a permis d’estimer leu âge entre 9 et 10 millions d’années. Cette découverte fut baptisée ouranopithèque. 20 ans plus tard, L. de Boris avec l’aide du paléontologue grec Georges Koufous, au même endroit, trouvent un la face d’un crâne simiesque présentant de fortes ressemblances avec l’australopithèque. Cette découverte tend à prouver que l’homme était établi, sur toute la surface de la Terre, il y a 10 millions d’années.

8 à 10 millions d’années : un singe de 1,2 m et 35 kg (pour Meike Kölher et Salvador Moya-Sola) retrouvé en Toscane marchait debout.

6 millions d’années : Dans les collines Tugen au Kenya, des restes importants ont été retrouvé par l’équipe de Brigitte Senut (Muséum d’histoire naturelle de Paris) et de Martin Pickford (Collège de France). Il s’agissait de cinq individus bien plus civilisés que Lucy et les os montrent qu’ils étaient familiarisés avec la marche debout.

5 à 8 millions d’années : singe lufengpithecus retrouvé dans la province du Yunnan.

4,4 millions d’années : Ardipitheaus ramidus reconsituté à partir de 97 fragments (47% du squelette) révèlent, avec assez de certitude, qu’ils étaient bipèdes et frugivores.

3,5 millions d’années : L’australopithèque afarensis à laissé des traces de pas en Tanzanie. Cela prouve que cet ancêtre marchait debout dans une attitude pareille à l’homme.

2 millions d’années : outils les plus anciens retrouvés en Eurasie à Renzidong dans la province de l’Anhui par des archéologues chinois. Et pour l’anthropologue Russel L. Ciochon de l’université de l’Iowa (U.S.A), c’est une preuve qu’un membre Homo à vécu en Asie bien plus tôt que la pensée conventionnelle des scientifiques qui persistent à valider la théorie de « l’Adam africain ».

Dans l’une des régions du Caucase, une mâchoire inférieure humaine attribuée à l’Homo erectus est datée de 1,8 millions d’années. Cette découverte gêne les tenants d’une migration tardive de cet Homo erectus il y a un millions d’années.

Brahmagupta (598-669)

Dans l’histoire des mathématiques, l’Inde (et le Pakistan) sont oubliés comme le fût jadis (en Occident) les arabes. Nous devons à l’Inde (et pas aux Arabes) notre système décimal de position, le zéro et les bases du calcul écrit que nous pratiquons de nos jours. Le système décimal compose nos 10 caractères graphiques/numériques (chiffres de 0 à 9) qui permettent d’écrire tous les nombres. Et le zéro bien sûr pour distinguer les nombres positifs et les nombres négatifs pour étudier les limites en l’infini lorsqu’une valeur est divisée par zéro ou simplement pour qualifier le rien, le néant…

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Aristote de Stagire (-345)

Pour certains, Aristote est le « père » des sciences de l’observation.

D’un point de vue technologique, il étudie et expérimente :

  • le rôle des forces motrices et résistantes ;
  • la loi de la chute des corps dans laquelle il fait des erreurs ;
  • le rôle de l’évaporation et de la condensation dans les phénomènes météorologiques…

Au Ve siècle avant notre ère, Empédocle invente les quatre éléments, Aristote récupère le concept. Aristote se distingue de Platon par la philosophie matérialiste qu’il met en place. Il récupère le concept et l’analyse des « quatre éléments[1] » comme condition du raisonnement par analogie :

  • Le FEU est sec et chaud
  • L’AIR est humide et chaud
  • L’EAU est humide et froid
  • La TERRE est sec et froid

La théorie d’Aristote est une base essentielle dans le développement des sciences de la matière, mais trop de commentaires négligent son principe de raisonnement basé sur l’analogie. Lorsqu’il identifie le FEU à des propriétés « sec et chaud », il ne parle pas seulement du feu que l’on connait dans les combustions, mais plus généralement de tous les éléments qui peuvent être définis par ses propriétés. Le sable du désert est, dans ce sens, comme le FEU puisqu’il est « sec et chaud ». Par contre, en bord de plage, le sable est « humide et froid » comme l’EAU. L’AIR défini tous les corps volatils…

Cette représentation analogique du monde lui vient de Platon qui le tire lui-même de l’Orient. L’orient est à la base du raisonnement par analogie et de l’analyse systémique qui en découle naturellement. Dans la vallée de l’Indus, ce raisonnement est appliqué à l’homme pour comprendre sa place dans l’univers en prenant soin de distinguer les « différentes marches » de l’escalier cosmique. La pensée chinoise est également basée sur le raisonnement par analogie mais étant plus rigoureuse et donc plus contrainte à l’identification céleste exagérée (Yin-Yang, représentation binaire et manichéenne) qui, le transmettant à la perse et aux arabes, conduit l’Europe post-renaissance dans les méandres sans issus de la pensée dite cartésienne ou rationnelle.

Je prendrais du temps pour expliquer cela…

Mais les théories d’Aristote sont considérées, avec trop d’insistances en Europe, comme fondamentales, peut-être parce que nous les avons trop rabâchées ! Le raisonnement d’Aristote marque un point d’arrêt avec le fonctionnement interne du système cognitif pratiqué en Orient. La différence est nette avec notre fonctionnement rationnel qui s’applique à décortiquer les détails en omettant de considérer un point de vue global et une vision synthétique qui fait défaut à l’idéal positiviste en reniant l’incertitude.

D’Aristote jusqu’au début du XXième siècle une « manière de penser le monde » s’installe dans notre représentation scientifique et philosophique. Il faut attendre la « vision atomistique » de la matière pour voir se fendre l’armure du raisonnement matérialiste et simpliste qui protège un monde d’illusion par une compréhension phénoménologique exclusivement linéaire. Comme si, le monde qui nous entoure l’est, linéaire et binaire ? Car il s’agit bien de cela, de notre vie qui, majoritairement dans le temps et à chaque époque, se trouve assaillie de préjugés mastiqués, décalés et inappropriés. Des sociétés bienheureuses ont perdurées dans la vallée de l’Indus, mais l’heure a sonné et notre civilisation occidentale ne peut plus vivre à crédit, elle crée moins de richesse, de bien matériel, de savoir, et tout se délite, l’industrie se délocalise et la recherche fondamentale en sciences est décapitée par les restrictions budgétaires de l’état qui projette de retrouver l’équilibre financier. Notre civilisation occidentale, s’est abreuvée avec déraison du jus d’Aristote et de sa phénoménologie matérialiste et détournée de la monade de Platon et des conséquences abstraites qui en résultent. En science, pour l’amour de la science et de la compréhension du monde, de nos jours, les découvertes scientifiques sont brevetées et d’usage exclusif à la consommation dans le but d’enrichir « l’esprit humain » d’un poids monétaire conséquent.

Cette digression est essentielle pour visualiser l’évolution des théories scientifiques et les conséquences sociologiques qui en émergent car, au fil du temps, les civilisations dominent périodiquement la liberté de penser et la représentation conventionnelle du monde. Mais revenons à Aristote…

Malheureusement Aristote ne repris pas l’hypothèse héliocentrique d’Héraclide car il édifia son système cosmologique sur le système géocentrique (repris par Ptolémée puis par les exégètes chrétiens…). Ceci est une erreur qui plonge le monde occidental dans l’ignorance pendant près de 2000 ans !

Voilà quelques thèmes traités par Aristote dans l’un de ses ouvrages :

PHYSIQUE : (Chap. II) Rapports et différences des mathématiques et de la physique. Critique de la théorie des idées, qui se perd dans les abstractions[i]. (chap. V) La causalité des contraires ; le hasard est indéterminé et toujours obscur pour l’homme ; il n’est pas raisonnable. (Chap. IX) Le physicien doit étudier la matière – Démocrite[2], les atomes et le vide – et surtout la fin des choses – les causes de la forme.

Tous ces sujets et leurs interprétations posent les bases de la physique dite « classique ». Les « différences entre mathématiques et physique » s’inscrivent dans l’approche expérimentale (concrète en physique) et abstraites ou sans rapport direct avec la réalité phénoménologique pour les mathématiques. Aristote veut se démarquer de Platon par la « critique des idées » et le renoncement aux abstractions, c’est un sujet philosophique… Par contre « La causalité des contraires » contient deux approches bien connues des physiciens : le principe de causalité (les mêmes causes produisent les mêmes effets, la flèche du temps et son irréversibilité) et l’analyse des symétries qui permet d’englober de nombreux phénomènes dans un raisonnement « dual » comme la charge positive et négative en électricité, la divergence du champ électrique et le rotationnel du champ magnétique… Ce raisonnement est surtout développé (en philosophie) par le manichéisme au début de l’ère chrétienne (et avant eux par les chinois).

Le « hasard est indéterminé », cette idée conditionne la pensée occidentale jusqu’à la découverte des lois de probabilités et surtout leurs utilisations dans la théorie physique et quantique. Nous savons maintenant que le hasard suit des lois déterminées. La théorie du chaos est une loi déterministe. Jusqu’au début du XXe siècle, les positivistes insistent sur le déterminisme, mais le principe d’incertitude (ou d’indétermination) d’Heisenberg dans la physique quantique sonne le glas et achève l’idée superstitieuse qui considère le hasard comme « obscur pour l’homme et pas raisonnable ». Enfin, le physicien « doit étudier la matière et la voir » non plus comme un agrégat de corpuscules mais comme une combinaison linéaire de fonction d’onde… C’est toute une histoire que la représentation du monde au cours du temps !

[1] Initialement défini par Empédocle

[2] Sans se nourrir, il s’est laissé mourir après avoir humé du miel…

[i] Abstraction : processus cognitifs impliquant le raisonnement, propriété d’un concept, activité d’apprentissage par extraction de connaissances générales… L’abstrait s’oppose au concret. La concrétisation est circonscrite par des propriétés appartenant à la  phénoménologie des objets).

L’intelligence artificielle

L’intelligence humaine déjà, n’est pas finalisée  dans sa réalisation pour parler simple et pour ne pas détailler la réalité. L’intelligence artificielle existe depuis peu de temps. Disons 50 ans pour simplifier l’origine de la maîtrise d’un courant électrique lorsque le genre humaine se balade sur Terre depuis plusieurs millions d’années. Car c’est de cela qu’il s’agit, d’un courant électrique qui circule dans un fil conducteur lorsqu’un générateur contrôlé par l’homme apporte l’énergie nécessaire pour faire circuler une information identifiée à une variable enregistrée et inclue dans le programme de contrôle.

L’intelligence artificielle est née depuis une vingtaine d’années lorsque les microprocesseurs pouvaient exécuter rapidement un grand nombre d’opérations.

Les opérations générées par les algorithmes informatiques permettent maintenant de structurer les machines par autodidaxie. Le mot n’est pas utilisé à la légère.

L’intelligence artificielle permet donc d’apprendre par elle-même les nécessités optimales d’un système confiné. Par exemple pour jouer aux échecs ou au jeu de Go plus complexe, l’apprentissage autonome marche mieux que l’algorithme calculatoire ultra-puissant.

La société humaine ne prend pas suffisamment en compte le développement rapide des machines autonomes. Il suffit d’une connexion autonome en WIFI pour constater un échange d’informations entre un Smartphone et le routeur d’une maison par exemple.

La compréhension de l’électronique permet d’envisager quelques  subtilités essentielles basées sur l’existence virtuelle d’un programme informatique. Peut-on imaginer que dans le futur un super algorithme puisse trouver la solution d’une auto alimentation électrique ? L’énergie électrique alimente un système informatique aussi complexe qu’il puisse être… Sans électricité un ordinateur s’éteint. De nombreuses taches nécessaires au fonctionnement de la société humaine sont exécutées par des machines, stockées sur des serveurs et contrôlées par des algorithmes limités finalement par des seuils. Ce sont les seuils qu’il faut discerner pour gérer, à terme, l’autonomie des machines.

Les machines sont et seront encore nécessaires à la fluidité de l’information qui circule dans le réseau de la société humaine.

 

 

 

 

De la force humaine à la force future

La technicité d’une pratique permet de satisfaire les usages de l’humanité. De l’âge de pierre pour tailler un silex à l’ère atomique pour utiliser l’énergie nucléaire, l’humanité transforme les forces mises en jeu pour assouvir ses besoins. La force mécanique du bras de l’homme préhistorique taillant la pierre pour fabriquer un « racloir » lui permet ensuite de nettoyer les peaux de bête pour les porter et se réchauffer. La technique réside dans la gestuelle qui frappe au bon endroit un silex pour le tailler convenablement.

Pour extraire l’énergie nucléaire d’un atome, c’est un peu plus compliqué car cette technique se base sur une formulation théorique complexe pour en suivre les différentes étapes de conversion de la masse en énergie. Au final, on peut utiliser une énergie libérée par l’atome qui « chauffe l’eau » permettant d’entraîner (par une force de rotation) un alternateur qui produit de l’énergie électrique. La technique consiste à récupérer l’immense énergie contenue dans un gramme d’atome lourd, un atome qui devient instable par un « bombardement neutronique ».

Depuis la nuit des temps, l’humanité cherche à utiliser des « forces » qui peuvent travailler à son service. La force humaine est faible, un cheval ou un bœuf travaille mieux pour labourer la terre.

Les premières techniques ont exploitées la force animale. La civilisation Arabe a principalement développée la force de l’eau (et du vent) pour entraîner des engrenages. Puis l’Europe a exploitée la force de la vapeur puis la force électrique et enfin la force nucléaire.

Les techniques reflètent l’expression manifestée de l’exploitation d’une force. A partir de cette force, un travail est effectué. L’idée est simple mais l’évolution que nous avons suivie a été longue et jonchée de pièges et de conflits. Il est évident, par le petit diagramme ci-dessous, que la découverte des techniques et l’application des forces exploitées s’accélère nettement depuis la renaissance (1400).

De nos jours et depuis l’ère informatique et numérique (1980) les progrès réalisés à l’échelle sociale sont fulgurants car la résolution des problèmes posées est facilitée par la puissance de calcul des machines et des algorithmes.

  • Force humaine (-800.000)
  • Force animale (-10.000)
  • Force de l’eau et du vent (900)
  • Force de la vapeur (eau + feu 1600)
  • Force électrique (1800)
  • Force atomique (1900)
  • Force future ?

Quelle sera la nature de la force future ? Je vais fournir 2 hypothèses  argumentées pour les générations futures…

Hypothèse n°1 (2005) : J’imagine qu’il nous manque une connaissance expérimentale de la force électrique. La formulation théorique de la structure de la matière est incomplète. Le modèle standard est insuffisant pour aborder toutes les facettes de la matière. Je pense à une force extraite « de l’air » (de l’espace environnant), une des autres formes possibles de la force électrique. J’envisage {comme une possibilité} un système qui permettra de produire aisément de l’électricité en utilisant peu d’énergie et une technologie abordable à tout un chacun. La notion de pile en électricité est vieille de 200 ans et nous n’avons pas avancé depuis (certes nous avons amélioré les rendements). Dans ce domaine, il y a des opportunités à saisir. Mais lesquelles ? Je ne sais pas. La théorie doit encore approfondir la structure de la matière. Basée sur l’idée que la matière est de l’énergie a son point de vibration le plus bas (H.P.B.), nous trouverons certainement quelque chose d’intéressant dans cette notion.

Je souhaite nommer cette force la « force koïlonique » pour rappeler le livre qui m’a inspiré : « La chimie occulte » d’A. Besant et L.W. Leadbeater, ed. Adyar. {à détailler avec les particules élémentaires et le champ de Higgs}

Hypothèse n°2 (3500) : J’imagine également une force future de nature psychique. La technique humaine évolue nécessairement dans le domaine de la psychologie. Et c’est normal car la nature humaine structure son abstraction, sur une base animale, une abstraction consciente des réalités phénoménologiques. Alors qu’elle sera cette force psychologique du futur que l’on pourra exploiter pour engendrer un travail ? Il s’agit de la force de l’amour et plus généralement de la force psychique appartenant aux sciences noologiques. Les techniques ici présentées concernent les sciences cosmologiques…

Tcheou-Koung (IIe siècle av. J.-C.)

Deuxième empereur de la dynastie des Tcheou. C’est au cours de son mandat que furent inventés les chars magnétiques pour s’orienter dans les déserts et pendant les tempêtes de sables. Ces chars comportaient une statuette mobile portant un aimant et un odomètre pour mesurer le chemin parcouru.

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HIU-KIUN (vers 121 ap. J.-C.) – La boussole

Il compile un dictionnaire étymologique (Tchuwen) dans lequel on trouve le mot aimant : « nom d’une pierre avec laquelle on donne la direction d’une aiguille ». La découverte et l’utilisation de l’aimant par les chinois remonte à une haute antiquité. Dans un grand dictionnaire Pei-wen-yun-fou du IXe siècle, il est mentionné que sous la dynastie des Tsin (265-419) les marins avaient trouvé la direction du sud au moyen de l’aimant. De plus, et cela montre les qualités d’observations exceptionnelles des chinois, dans l’ouvrage de Ken-tsung-chi (XIIe s.), on trouve la description de la déclinaison magnétique : « si on frotte la pointe d’une aiguille avec la pierre magnétique, elle indique ensuite le sud, mais pas exactement, et dévie un peu vers l’est. »

Sous la dynastie des Tangs (VIIe-VIIIe siècle), on sait que les chinois entrepris de longs voyages en mer avec l’aide de la boussole. Partant de Canton, ils traversaient le détroit de Malacca pour aller à Ceylan, à la côte Malabar et même jusqu’à l’embouchure de l’Indus et de l’Euphrate. Ces voyages représentent certainement les premiers contacts entre la Chine et les Arabes. De là, émerge l’introduction en Europe des inventions de la Chine ; L’occident doit encore remercier la Chine pour cela… et les Arabes qui ont permis le transit des informations.

L’imprimerie en Chine (vers le VIe siècle)

Le papier était connu en Chine depuis des siècles lorsqu’il fut introduit au Japon en 601 et connu des Arabes vers 700 avant d’être importé en Europe au XIe siècle.

L’imprimerie était (également) connue depuis longtemps. La technique se perfectionne vers le VIe siècle lorsque les empereurs ordonnent de faire imprimer, entre autres, les quatre livres de Confucius et plusieurs classiques à l’usage de l’éduction des jeunes.

« Le Maître dit : Ne crains point de rester méconnu des hommes, mais bien plutôt de les méconnaître toi-même. »                 Confucius, Livre I-16 de l’Étude

La xylographie (planches gravées sur bois) était la technique employée. Vers le Xe siècle, les chinois (les Rois de Chou de l’actuel Sse-Tchouen) utilisaient des lettres de cuivre séparées pour faire la composition du texte. Cette technique fut transmise au Japon en 1205. Puis ces techniques se répandent en Europe qu’au XVIe siècle.

Y HOANG (VIIIe siècle)

En tant qu’astronome, il construit une horloge à deux aiguilles représentant le mouvement du soleil, de la lune et des planètes.

Confucius – Kong Tsée (-551)

Dans la culture chinoise et particulièrement dans le confucianisme, la musique est un « médicament de l’âme » à la base de leur système éducatif ancien. Tout comme Pythagore le pensait, dans la chine antique, la musique est le messager des volontés du Tien (Être suprême), l’écho de la sagesse, la maîtresse et la mère de la vertu, la science qui dévoile cet être ineffable et ramène l’homme vers lui. Dans toutes les civilisations cherchant à cultiver l’universalité, on entend encore résonner la voix des sages : « veux-t-on savoir disent-ils, si un royaume est bien gouverné, si les meurs des habitants sont bonnes ou mauvaises ? Qu’on examine la musique qu’y a cours ? »

Huang-Di (IIIe millénaire av. J.-C.)

C’est l’empereur jaune, de nombreuses inventions lui sont attribuées : les voitures à eau, les bateaux, la poterie, les mesures et la balance, la musique, les cloches… Il fait construire des routes pour faciliter les communications et il crée une monnaie pour développer le commerce. L’observation des astres devient systématique et cet empereur nomme un ministre responsable pour l’accomplissement correct de cette tâche. Quelques années plus tard, CHAO HAO règlemente les costumes et les différentes classes de fonctionnaires. L’action des hommes dans le « service public » en Chine, remonte à une époque bien éloignée du communisme, et cette culture étatique de la Chine est très ancienne contrairement à l’idée occidentale (actuelle) et simpliste qui considère la Chine comme un pays totalitaire et seulement stalinien.

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EDITO

L’histoire des Sciences, des techniques et des civilisations, c’est l’histoire de l’humanité racontée par elle-même dans les limites infranchissables d’une phénoménologie vécue. De là résulte le savoir commun à tous, relatif à chacun et la compréhension unique de l’être humain au sein de l’environnement planétaire.

Les Sciences (point de vue holistique) selon André Ampère, incluent et combinent une partie cosmologique (analyse de la matière) et une partie noologique (analyse de la conscience). J’ai longtemps hésité pour « structurer les temps passés ». L’étude historique d’Ampère, sa classification était trop systématique (rationnelle, manichéenne…). C’est pourquoi de la conscience (gr. noos, noûs) au kosmos (manifesté), les plans s’interpénètrent et l’histoire humaine, celle des Sciences et des civilisations n’est qu’une petite histoire de l’Univers, celle de la Terre et des responsabilités du règne humain. L’humain interprète la réalité (phénomène) en conscience (noumène), avec ce qu’il est, c’est à dire avec ses limites pour aborder le tout. J’ai choisis d’interpénétrer les domaines explicités tout en indexant une recherche combinée (chronologique et thématique) :

Je suis libre dans l’expression, les erreurs et le choix des thèmes abordés. Totalement indépendant, j’écris les articles au fil du temps… C’est une distraction, un travail méthodique et le besoin de débroussailler la friche idéologique des concepts. Quel en est le motif ? Une simple curiosité personnelle, une obsession infantile du désir de connaître le monde dans lequel je vis. L’enfant souhaite connaître, l’homme mûr s’efforce de comprendre et le vieillard est ce qu’il est.

22 janvier 2021 à Marminiac (46-France)

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Information et Cognition

Le dialogue se fige dans les oppositions manichéennes de l’analyse rationnelle.
Le « débat citoyen » peut prendre de l’envergure s’il efface de son langage les insultes puériles et inutiles.

Il semble évident que nous allons droit dans le mur… nous allons rebondir sur le fronton de l’irresponsable attitude des hommes et des femmes libres dans un pays « civilisé  » qui renvoie la balle du sectarisme ambiant. Mais une personne libre de s’exprimer pousse souvent le cri du cœur dans le désert. Certains journalistes professionnels condamnent donc les « rédacteurs citoyens ». Même si les fines lames des plumes urbaines grattent le papier des informations qui submergent nos consciences autonomes, n’est-ce pas une chance (pour tous), à l’aube du 21ième siècle, de pouvoir échanger librement son point de vue sur l’état actuel de la société ? Internet le permet, pourquoi devrait-on s’en priver ? Une société démocratique n’y gagne-t-elle pas à jouer sur le terrain d’une communication rapide et exprimée par chacun et pour tous ? A l’aube d’une civilisation mondiale émergente, n’est-il pas raisonnable de contrebalancer l’information spécialisée et l’interprétation localisée d’une des activités humaines comme en économie, par une généralisation des approches holistiques du genre humain dans la biosphère ? Pourquoi le spécialiste, l’expert, dans un des domaines de l’expression humaine, vient nous expliquer le monde qu’il découpe en tranche pour mieux l’analyser. La partie d’un tout contient-elle assez d’informations pour réguler l’ensemble ? La Méthode d’Edgar Morin ne montre-t-elle pas suffisamment l’inter-dépendance psycho-socio-culturelle en l’homme, la femme et son environnement naturel et/ou cognitif ?

En voyage dans certains pays, comme « reporter citoyen », j’ai constaté que la masse se désolidarise du pouvoir en place. En général, les informations ne nous informent pas, elles endorment nos consciences éveillées sur les doux nuages de l’analyse objective d’un monde sclérosé par la pensée unique (propre à chaque pays) et dominé par l’orgueil, le pouvoir et l’égoïsme.

La théorie de l’information de Shannon, utile en physique statistique, pour valider la théorie empirique de Boltzmann, est mal interprétée (à mon avis) dans les écoles de journalisme… Ce n’est pas parce qu’une information a peu de chance de se produire, qu’elle est importante ! On s’en fout qu’un train déraille non loin de la borne kilométrique « x »… Par contre, il faut informer le public qu’une pensée libre est essentielle pour l’individu et que la conscience nourrie à la bouillie de l’inter-disciplinarité est la seule alimentation valable pour vivre une citoyenneté au IIIième millénaire.

Que l’apprentissage de la conscience de soi remplace la culture de la conscience de masse…

Je pense que nous sommes à l’aube de changements plus importants que l’imagination ne nous le permet. Le modèle économique doit sombrer dans ses échecs excessifs de croissance et admettre qu’un système financier sans le règne humain est inutile ! Pourquoi tous les spécialistes économiques nous expliquent-ils que le rôle de la finance n’est pas de faire du social ? Parce que les équations mathématiques du système ne peuvent inclure avec suffisamment de pertinence la « variable homme ». Parce que les rois de la terre, les grands, les puissants votent les mêmes décrets qui scellent l’expression du Pouvoir, de l’Orgueil et de l’Egoïsme.

AMPÈRE André-Marie (1775-1836)

Il voit le jour le 20 janvier 1775 à Lyon puis il habite, à partir de sept ans, dans un petit village montagnard (Poleymieux) proche de sa ville natale.

Son père, ancien négociant, devient juge de Paix à Lyon après 89. Mais la Terreur faisant son œuvre, l’honnête fonctionnaire a le cou tranché le 23 novembre 1793. Dans une lettre testamentaire, son père écrivait : « J.-J. Ampère, époux, père, ami et citoyen toujours fidèle ». Enfant de la révolution, il meurt dévoré par elle-même. Mais le fils restera fidèle à l’esprit de la révolution qui souffle un nouvel air de liberté…

Ampère (fils) est élevé un peu comme Emile de J.-J. Rousseau, il apprend seul et il engloutit les livres avec voracité. Doué d’une mémoire prodigieuse, il retiendra d’énormes passages de Buffon et de l’Encyclopédie (des lumières) dans les domaines qu’il affectionne comme l’histoire, le théâtre et les mathématiques. Comme Pascal, il compose à treize ans un traité (sur les sections coniques). Dans ses lectures il se heurte à la notation différentielle, on lui apprend donc les rudiments du calcul infinitésimal. Très touché et inspiré par la nature qui lui fournit mille leçons, il a même son herbier comme Rousseau.

Ampère était un romantique, émotionnellement très impliqué, il vit ses relations amoureuses avec ferveur et passion. Il chante son amour en vers, italiens et français[1], écrit un journal nommé Amorum en 1796 pour une femme (Mlle Carron) qu’il épousera.

Rapidement, il intègre à Paris l’école Polytechnique comme professeur de mathématique (analyse) et le Collège de France en physique. Il fut aussi inspecteur général de l’université (dès 1808) et comme il savait tout, il enseigna également la philosophie à la Faculté des Lettres. Arago considérait Ampère comme un savant doué de facultés immenses.

Il est vrai également que son caractère manquait de calme et de retenu, d’autres comparaient son esprit « à une mer agitée » ou son cœur « à un brasier » et un fidèle lui disait : « je sais que vous ne pouvez mettre de frein à votre cerveau ». Il pouvait parler pendant 13 heures de suite sur la classification des sciences, la poésie, le spiritisme, la psychologie, la métaphysique, il s’enflamme sur toute chose, il cherche l’unité en tout et il s’insurge lorsque l‘injustice sociale et politique s’exprime et se manifeste avec outrance dans la société humaine. De lui-même, Ampère disait à un ami : « mon imagination m’offre sans cesse des bonheurs impossibles, des espérances chimériques auxquelles elle me fait croire malgré moi… ».

L’expérience d’Oersted met en branle son questionnement, il s’intéressait aux grands problèmes de chimie, initiateur de la chimie-physique en rapprochant les combinaisons chimiques (atomique) à la loi physique de Mariotte. Ampère était un partisan avant-gardiste de la théorie atomique. Dans une lettre adressée à Berthollet en 1814, il exprime l’hypothèse[2] selon laquelle tous les gaz renferment, à volume égal, le même nombre de particules.

Lorsqu’en 1820, le 11 septembre, Arago refait l’expérience d’Oersted à l’Académie des Sciences, Ampère va bouleverser l’interprétation des faits puisqu’il commence par écrire rapidement deux notes (le 18 et 25 septembre) qui seront complétées en octobre.  Il montre que l’électricité en mouvement est la source des actions magnétiques et il prouve également que deux courants fermés agissent l’un sur l’autre. Ampère invente les « courants particulaires » et donne l’essor à l’électrodynamique. Parlant de lui, Louis de Broglie disait : « il se montre par là le génial annonciateur des futures théories électroniques qui admettent que la matière est formée de particules électrisées et cherchent à expliquer toutes ses propriétés par le mouvement de telles particules ».

Ampère était un mathématicien qui possédait la subtilité nécessaire et l’outil technique indispensable pour généraliser des faits empiriques. Il construit en 1826 un mémoire de synthèse Sur la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques uniquement déduite de l’expérience, qualifiait par Poincaré « d’immortel ouvrage ». Ampère était un improvisateur de génie, intuitif, il réalise une structure mathématique permettant d’interpréter la relation entre l’électricité et le magnétisme.

La forme intégrale du théorème d’Ampère s’exprime ainsi :

Avec I, le courant inclus dans le contour fermé ; Le théorème d’Ampère est un puissant outil pour calculer le champ magnétique en se basant sur les propriétés de symétrie du système.

Ampère est finalement au dessus de tous, dans le langage de la physique mathématique qui déchiffre les arcanes du monde et le fonctionnement intrinsèque de la matière. On lui doit également le vocabulaire de « courant » (on parlait de conflit électrique), de tension et de galvanomètre qu’il fabriqua de lui-même. Il invente également le télégraphe électrique et le principe de l’électro-aimant.

Le plus étonnant, c’est son tempérament bouillonnant, entre doutes et croyances, Ampère était une âme mystique et tourmentée, bien plus curieuse des spéculations métaphysiques que des réalités proprement physiques. Et pourtant, il a pu, en quelques mois, édifier une théorie d’une importance pratique que nul ne peut nier : celle de l’utilisation généraliser de l’électricité. Et c’est à juste titre que son nom désigne l’unité du courant électrique.

Il meurt à 61 ans après quelques heures de délires, épuisé par une pneumonie, il était le type même du savant distrait mais hautement concentré intérieurement.

[1] Il connaissait également en latin (pour lire Euler et Bernoulli) et il écrivait dans une langue universelle (comme l’espéranto).

[2] Avogadro l’avait également émise un an avant sans qu’Ampère en fut au courant.

 

Entre Travail et Capital

Que signifie le mot travail ?

Le mot travail est Issu d’un latin populaire (1080)  tripaliare littéralement « tourmenter » sens d’un mot dérivé d’une souche latine trepalium comme « nom d’un instrument de torture ». Le mot travail (1130) dérive du verbe « travailler » pour en signifier couramment les idées de tourment, de peine, de fatigue, de souffrance et de charge à supporter.

Alors bien sûr, la définition du travail est posée, loin de l’insistante proposition de K. Marx et des oppositions libérales outrancières et financières, c’est ainsi que l’étymologie latine fonde les bases d’une compréhension historique du mot « travail ». Et dans le sens de « supporter une charge » trabiculare est associé à l’action de travailler comme une poutre dans un bâtiment.

Goethe disait :

« Ainsi je travaille au rouet du Temps. Et je tisse pour Dieu le vêtement sous lequel tu Le vois. »

En ancien français (XIIe s.), dans un usage classique, travailler signifie « faire souffrir » comme on le voit appliqué vers 1155 spécialement pour décrire un condamné que l’on torture.

Char ami(e) lecteur/trice bienvenue dans le « monde du travail ».

Car peut-être qu’en faisant appel à C.G. Jung et à sa notion d’imaginaire collectif ou à tout autre archétype pouvant refléter le travail dans notre inconscient, on peut penser que : S’il y a autant de chômeurs dans la société contemporaine et européenne, il se peut qu’il s’agisse simplement d’une « opposition inconsciente » à la souffrance et à la torture déjà infligée depuis un millénaire lorsqu’on parle de « travail ».

Avec humour, la description est plus légère, car s’il y a autant de chômeurs à l’heure actuelle, c’est bien parce qu’une accumulation des richesses, une boulimie financière, une psychose généralisée conditionne le rythme d’une idée folle : celle de posséder le maximum d’argent ! Avec l’argent qui dort et qui ronfle dans les sombres salles des banques et autres paradis fiscaux pour certains, cet argent stocké est amplement suffisant pour faire travailler tout le monde… s’il était libéré des coffres forts et autres grilles de nos institutions financières et autres geôliers de la monnaie qui ont pignon sur rue, la vie serai plus belle et plus juste.

« Le travail vous rendra libre », « tout travail mérite salaire », entre le travail et le capital, coule une rivière qu’un squelette armé d’une faucille, essaye d’enjamber pour se libérer des contraintes douloureuses du temps. C’est le chiffre 13, l’unique chiffre que l’on n’ose pas prononcer, décrire, nommer car c’est de [la mort] qu’il s’agit. Peut-on penser que des gens sont morts au travail ? Et oui ! Cela n’est plus choquant tant il est habituel de le considérer dans l’histoire du monde et du genre humain aux multiples strates qui séparent l’humanité en deux catégories distinctes : Il y a ceux qui donnent des ordres et ceux qui les exécutent.

De là émerge un sentiment d’injustice (chez les exécutants), mais également un manque de responsabilité (chez les commanditaires). La responsabilité est l’action juste, placée au centre de la conscience humaine, alignée sur les principes élémentaires de la vie et coordonnée par l’expressivité complexe de l’amour. En France, le romantisme (tant apprécié par la littérature) a causé, et cause encore des troubles psychologiques qui maintiennent l’individu au cœur de la tempête des désirs. Le système économique et le markéting qui le révèle est basé sur la « pulsion d’achat », le « désir de posséder et l’attachement aux objets ». Mais contrairement aux romantiques qui considèrent l’amour comme l’expression exacerbée du désir, la philosophie expérimentale cherche à transcender les désirs qui s’agitent en soi pour atteindre un détachement absolu. Sage posture qui permet d’entrevoir les débuts relatifs de l’amour vécu et expérimenté.

Dans tous les petits villages de France (et d’Europe) jusqu’aux grandes agglomérations urbaines et dénaturées, il y a un marché dans lequel les gens peuvent faire leurs achats pour manger, se vêtir et combler les nécessités que la vie physique nous impose. Des marchés sous les halles typiques de Gascogne, aux supermarchés stéréotypés en tous lieux,  jusqu’aux marchés financiers, c’est une suite logique lorsque le système prône la défense primitive des instincts de survie, l’expansion de l’évolution selon Darwin nous pousse à constater que les « gros mangent les petits ». Cette image biologique de la vie est bien connue maintenant, mais nous oublions parfois, voire souvent, d’en considérer le reflet inversé, solution unique d’une solidarité généralisée et d’une humanité finalement harmonisée et équilibrée sur les bases du plus grand nombre.

On peut aisément comprendre cette succession de graphismes qui révèlent la progression d’une inexorable continuité qui tend vers l’expression évidente : « Si le gros poisson mange le petit, alors un ensemble de petits poissons peut en former un plus gros que le gros ».

Et là, influencé (que je suis) par l’iconographie symbolique et primitive d’Ouroboros, maintenant, c’est « le poisson qui se mord la queue ».

Des marchés aux supermarchés, jusqu’aux marchés financiers, il existe trois catégories de travailleurs :

  1. Les travailleurs potentiels qui n’ont pas de travail ;
  2. Les travailleurs ;
  3. Ceux qui font travailler les autres.

Des marchés aux supermarchés, jusqu’aux marchés financiers, il existe deux catégories de somme monétaire :

  1. L’argent reçu comme rétribution d’un travail réel c’est-à-dire réalisé sur le plan physique ;
  2. L’argent dématérialisé, spéculé puis enregistré comme rétribution d’un choix probabiliste c’est-à-dire conceptualisé sur le plan théorique d’une abstraction financière. {88 % de taxe}

J’imagine que la philosophie expérimentale concerne l’empirisme nécessaire pour vérifier, intégrer en soi et parmi les autres, des théories expérimentalement vécues. De là émerge l’image du voyageur, celui qui parcourt le plan physique (en toute mobilité) et par quelques envolées mentales, s’immergent dans les théories les plus folles en matière d’abstraction.

On peut imaginer et codifier une structure élémentaire dans laquelle se côtoie deux ensembles bien distincts :

  1. L’ensemble des théories soumises à l’abstraction mathématique ;
  2. L’ensemble des conceptualisations humaines et des actes résultants de la conscientisation/individuation.

{Individuation selon Socrate, Avicenne (principium individuationis), Maïmonide, d’Aquin (individuatio), Leibnitz, Jung…}

Modélisation du système économique

Quelques passages extraits des œuvres fondatrices de l’économie :

Partout où il y a injustice, il y a aussi des actes injustes commis ; mais partout où des actes injustes sont commis, il n’y a pas toujours injustice ; c’est-à-dire volonté ou dessein de s’attribuer, [plus qu’on en a le droit], des biens pris dans un sens absolu, et moins des maux pris dans le même sens. Voilà pourquoi nous ne souffrons pas que l’homme commande ; mais nous voulons que ce soit la loi ; parce que l’homme ne consulte que son propre intérêt, et devient tyran.

Mais le magistrat est le gardien de la justice ; et s’il est de la justice, il l’est aussi de l’égalité. Cependant, s’il est juste, il ne prétend, sous aucun rapport, à des privilèges particuliers ; car il ne s’attribue à lui-même une part plus grande du bien en soi qu’autant qu’elle se trouve dans la proportion autorisée ou prescrite par la justice et par la loi. Aussi est-ce pour l’intérêt des autres qu’il travaille ; et c’est par cette raison qu’on dit que la justice est le bien d’autrui, ainsi qu’il a été remarqué précédemment. Il faut donc lui accorder un salaire, et ce salaire est l’honneur et la considération. Tous ceux à qui cela ne suffit pas, ne saurait être que des tyrans.

Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre V.

Un homme est riche ou pauvre, suivant les moyens qu’il a de se procurer les choses nécessaires, commodes ou agréables de la vie. Mais la division une fois établie dans toutes les branches du travail, il n’y a qu’une partie extrêmement petite de toutes ces choses qu’un homme puisse obtenir directement par son travail ; c’est du travail d’autrui qu’il faut attendre la plus grande partie de toutes ces jouissances ; ainsi, il sera riche ou pauvre, selon la quantité de travail qu’il pourra commander ou qu’il sera en état d’acheter.

Ainsi, la valeur d’une denrée quelconque pour celui qui la possède et qui n’entend pas en user ou la consommer lui-même, mais qui a intention de l’échanger pour autre chose, est égale à la quantité de travail que cette denrée le met en état d’acheter ou de commander.

Le travail est donc la mesure réelle de la valeur échangeable de toute marchandise.

Le prix réel de chaque chose coûte réellement à celui qui veut se la procurer, c’est le travail et la peine qu’il doit s’imposer pour l’obtenir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l’a acquise et qui cherche à en disposer ou à l’échanger pour quelque autre objet, c’est la peine et l’embarras que la possession de cette chose peut lui épargner et qu’elle lui permet d’imposer à d’autres personnes.  Ce qu’on achète avec de l’argent ou des marchandises est acheté par du travail, aussi bien que ce que nous acquérons à la sueur de notre front. Cet argent et ces marchandises nous épargnent, dans le fait, cette fatigue. Elles contiennent la valeur d’une certaine quantité de travail ; que nous échangeons pour ce qui est supposé alors contenir la valeur d’une quantité égale de travail. Le travail a été le premier prix, la monnaie payée pour l’achat primitif de toutes choses.

Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations,

Chapitre 5 – Du prix réel et du prix nominal des marchandises ou de leur prix en travail et de leur prix en argent.

 

Civilisations – Index

Les hominidés (de -20 millions d’années à -10 000 ans)

Origine est-africaine des hominidés (lignée de l’homme et des grands singes)

  • Paléocène (entre 65 et 54 millions d’années)
  • Eocène (entre 54 et 34 millions d’années)
  • Oligocène (entre 34 et 23 millions d’années)
  • Miocène (entre 23 et 5 millions d’années)
    • Entre 18 et 15 millions d’années, le climat des régions orientale de l’Afrique devient beaucoup plus sec. Cet assèchement favorise la diversification des hominidés.
    • Une barrière climatique est (certainement) la cause physiologique d’une divergence entre la lignée de l’homme et celle des grands singes africains actuels (entre 7,5 et 5 millions d’années).
  • Pliocène (entre 5 et 1,7 millions d’années)
  • Pléistocène (entre 1,7 millions d’années et nos jours)
    • Extinction de la mégafaune datée par les fossiles entre -50 000 et -10 000 ans.
    • Apparitions de pollens de plantes cultivés dans les sédiments (vers -10 000 ans)
  • Anthropocène (de l’an 1850 au futur) : l’activité humaine provoque des changements climatiques importants au niveau global de la biosphère.

Les civilisations reculées

Les civilisations contemporaines

  • La civilisation Grecque (-500 naissance de la science)
  • La civilisation Romaine (+300 les empires)
  • La civilisation Arabe (+600 synthèse des monothéisme)
  • La civilisation Européenne (+1200 Magna charta)
  • Entre Orient et Occident (+1500 Turquie)
  • La civilisation Orientale (+1800 Ashicha)
  • La civilisation Occidentale (+1900 Positivisme)
  • La civilisation Mondiale (+2000 Structuralisme)
  • La civilisation Alignée (+4000 Abstraction)
  • La civilisation en Pralaya (+8000 Abnégation)

Entre Nombres et Objets

Le problème des maths en France, réside dans le programme d’enseignement scolaire qui s’efforce uniquement, de classer et de sélectionner les élèves pour les conduire (avec souffrance) à l’élitisme. C’est pourquoi tant de personnes sont traumatisées par les maths ou simplement insensibles à l’intérêt primordial de la réflexion mathématique.

Les maths appartiennent à la science (langage), à la philosophie (heuristique), à l’ésotérisme (réduction), à la sociologie (statistique), à la médecine et à tous les domaines envisagés comme SAVOIR qui structurent un « point de vue » de connaissance relative. Les maths peuvent constituer un domaine d’étude à part, c’est à dire que l’on peut uniquement réfléchir dans l’abstrait ou bien projeter concrètement une réflexion mathématique. Tout dépend des objets mathématiques qui sont pris en compte et de la problématique qui est considérée.

Justement, le simple fait de compter, c’est faire des maths. L’art de compter, c’est l’histoire des mathématiques que les toutes les civilisations de la planète ont pût écrire/graver/signifier sur des os, de la pierre, du sable, de l’argile, du papier…

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La vie ailleurs

La vie est-elle uniquement mécaniste ?

Au delà de la Terre, la vie existe-t-elle ? La question peut-être posée même si, a une certaine époque, cette question là ne pouvait pas être prononcée.

Dans l’immensité du ciel étoilé, sommes-nous seuls dans l’Univers ?

Récemment des acides aminés (de la glycine qui rentre dans la composition des protéines) ont été découvert sur une comète (Roseta) en orbite autour de notre système solaire. Les acides aminés sont les « briques élémentaires » de la vie biologique. D’un point de vue épistémologique, la vie n’est pas uniquement biologique, la vie psychologique existe également, la vie spirituelle, la vie sociale et collective…

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HALLEY Edmund (1654-1724)

Né à Londres, une mission astronomique au Saint Hélène en 1677 le fit nommer membre de Royal Society à 22 ans. Il observe la constance de la température d’ébullition de l’eau et l’utilisation de ce point fixe pour comparer les dilatations de l’eau et du mercure, il établit la formule des miroirs et des lentilles (1693)…

La prédictibilité temporelle et spatiale des éclipses de soleil

Halley fut le premier astronome à calculer la zone de visibilité d’une éclipse totale de soleil. Ses calculs pour l’éclipse du 22 avril 1715, visible en Angleterre étaient justes avec une précision à 30 km près. Pour se rendre compte de cette avancée dans la prédictibilité des éclipses, il faut comprendre que même si les mésopotamiens (700 av. J.-C.) et les Mayas indépendamment (500 ap. J.-C.) savaient prévoir le retour des éclipses à partir du cycle des éclipses (périodicité de 54 ans) reconnu sur plusieurs siècles d’observation, cela ne leur permettait pas d’affirmer avec certitude qu’elle serait visible d’un lieu donné sur Terre. Ces anciennes civilisations[1] savaient donc prévoir le retour des éclipses d’un point de vue temporel, mais pas d’un point de vue spatial. Cette lacune concerne la connaissance ou pas de l’inclinaison de l’orbite de la Lune par rapport à l’orbite de la Terre. De sorte que les alignements parfaits de la Lune, de la Terre et du Soleil sont relativement rares. De plus l’orbite de la Lune est instable car elle oscille sur son écliptique autour d’une position d’équilibre comme un cerceau sur le point de tomber à plat sur le sol. Ces deux facteurs font que les conditions d’alignement se reproduisent tous les 346,6 jours : c’est l’année écliptique. Mais cela ne suffit pas pour prévoir un éclipse puisque l’intervalle entre deux pleine lune est de 29,53 jours ; or, 346,6 jours n’est pas un multiple entier de 29,6 jours. Le multiple entier est de 19 années écliptique ou 223 mois synodiques soit un peu plus de 18 ans (6585,32 jours) : cet intervalle de temps se nomme « saros ».

On s’aperçoit du problème puisque le nombre 6585,32 (jours) contient une partie décimale « 0,32 » qui représente 0,32 tour de Terre en plus des 6585 tours. Si une éclipse se produit dans une ville, elle ne se reproduira pas dans cette même ville 18 ans plus tard puisque la Terre a fait un tiers de tour en plus, l’éclipse est donc visible sur un autre continent ! Pour que cette éclipse se reproduise dans la même ville, il faut donc attendre 54 ans (18×3) puisque la Terre aura effectuée un nombre entier de tours (19.755,96). L’écart de 0,04 n’affecte pas trop la visibilité de l’éclipse en un lieu donné.

Les anciennes civilisations connaissaient donc ce cycle de 54 ans par observations successives, mais E. Halley est le premier à « mettre en équation » les mouvements orbitaux complexes qui équilibrent le système Terre-Lune pour prévoir la projection du cône d’ombre en lieu donné au cour d’une éclipse de Soleil.

La comète de Halley

Dans les sciences de l’observation céleste, la comète de Halley est la plus célèbre de toutes car elle permit de valider la théorie de Newton sur la gravitation universelle. En 1705, Halley se rendit compte que les trois comètes brillantes qu’avaient traversées le système solaire intérieur de 1531, 1607 et 1682 n’étaient en fait que différents passages de la même comète voyageant sur une orbite très excentrique suivant une période de 76 ans. La victoire posthume de Halley réside dans la prédiction de retour de la comète pour 1758 à partir des équations de Newton. Mais la précision de la gravitation universelle s’exprime dans la prise en compte de l’influence de Jupiter sur l’orbite de la comète soit une différence de quelques semaines sur la date de retour. Et cette perturbation eu exactement lieu comme l’avait prédit Halley.

La plus ancienne mention connue de l’observation de la comète de Halley remonte à l’an 611 av. J.-C (en Chine, dans le Commentaire de Zuo). A l’occasion du passage de la comète de Halley en 1455, la sagesse chrétienne française était tellement soumise à la superstition et à l’ignorance que l’apparition de la comète était terrifiante ; Pour conjurer le sort, le Pape Calixte III est intervenu pour « l’exorciser et la chasser du firmament ». A la suite de cet « acte divin », la comète effrayée s’enfuit dans les abîmes de l’espace et elle ne se hasarda pas à revenir avant 76 ans !

Au cours de l’été 2001, après mon service militaire, je prenais le temps d’observer le ciel nocturne. Un point lumineux (caractéristique) attirait mon attention un soir. Je j’ai suivi pendant trois ou quatre nuits pour constater un mouvement relatif aux étoiles qui montrait clairement qu’il s’agissait d’une comète. J’ai également le souvenir plus lointain d’avoir observer, avec mon père, la comète de Halley en 1986 au cœur des Pyrénées.

Quelques ordres de grandeur permettent de se rendre compte de la taille d’une comète. Nous savons que le diamètre de la Terre est de 12.000 km (environ) et que la circonférence à l’équateur est de 40.000 km. Une comète est beaucoup plus grosse, c’est une « boule de glace sale qui fond au soleil ».

Le diamètre de la tête de la comète est de 100.000 km ;

La longueur de la queue est de 10.000.000 km et plus ;

 

[1] Les mésopotamiens et les Mayas n’avait pas connaissance (à priori) de la notion d’orbite qui permet de visualiser/comprendre la rotation d’un corps par rapport à un autre plus massif.

Les premières connaissances occidentales

Vers l’an 1000

Au début du second millénaire, l’Europe commence à sentir un vent nouveau, un air chargé par les parfums de l’orient. Par l’Espagne, le savoir raffiné des Arabes et la culture cosmopolite et universelle nous parvient pour revitaliser l’engourdissement cérébral des européens ayant subit un millénaire d’obscurantisme (matérialisme philosophique  et anthropomorphisme religieux).

Guido d’Arezzo (990-1050)

De ce que l’on sait en occident, pour nommer les notes musicales, les grecs (pythagoriciens) utilisaient les premières lettres de l’alphabet ionien et pour eux, la gamme s’organisait de manière descendante.  Tout comme les romains qui, copiant la culture hellénique, faisaient de même pour nommer les notes en utilisant leur propre alphabet. Au Ve siècle ap. J.-C., Boèce considérait une gamme de quinze notes c’est-à-dire deux octaves sans tenir compte de l’effet cyclique de l’octave. Ensuite la nomenclature dite allemande et anglaise tenait compte du rapport cyclique de l’octave en utilisant une lettre majuscule (A-G) pour les sept notes de l’octave principale et une autre lettre minuscule pour l’octave suivante (a-g). Puis les sept notes qui correspondent aux touches blanches du piano reçurent un nom précis alors que les cinq autres sons (touches noires) furent nommés plus tard dès l’apparition des concepts de « bémol, bécarre et dièse ».

C’est au XIe siècle que le moine toscan Guido d’Arezzo conçoit des méthodes mnémotechniques pour les interprètes comme pour ranger les notes dans un ordre alphabétique suivant un parcours sur la main. Chaque note fut donc rebaptisée selon la première syllabe des vers d’un hymne en hommage à Saint Jean-Baptiste :

  • Ut queant laxis,
  • Resonare fibris,
  • Mira gestorum,
  • Famuli tuorum,
  • Solve polluti,
  • Labii reatum
  • Sancte Iohannes.

Après avoir changé le Ut en Do, on obtient la gamme utilisée en Europe. Guido d’Azerro trouva donc une nouvelle façon de noter et de solfier la musique qui facilita son apprentissage. Et c’est à cette époque que l’harmonie commence à se faire connaître et que naquit ce qu’on appelle le contrepoint {Ecriture musicale en utilisant la superposition organisée de ligne mélodique}.

L’Europe vient de passer 1000 ans dans l’ignorance et l’abrutissement causé par les délires divinement matérialistes des premiers chrétiens… Mais empruntant à A. F. d’Olivet ses convictions les plus profondes : « la musique ne put sortir de son engourdissement que lorsqu’une étincelle de génie (couvant), perçant la nuit profonde qui couvrait l’Europe, on vit descendre du chant des montagnes Occitaniennes, les premiers poètes et les premiers chanteurs modernes. C’est aux troubadours qu’on doit la renaissance de la musique ». En Occitanie, les troubadours ont adoucie l’âpreté des mœurs féodales pendant 300 ans du XIe au XIVe siècle. L’Europe connaît un renouveau par la réforme de Luther, la re-découverte de l’Amérique et de l’imprimerie…

Quelques alchimistes occidentaux

C’est donc bien en Espagne que les docteurs et autres alchimistes latins s’instruiront auprès de maîtres islamiques pour découvrir avec eux le bismuth, les sels arsénieux, le chlorure d’antimoine et les réactions de précipitations.

C’est vrai qu’avec ces exemples de livres provenant tous, en quelques sortes, du fameux papyrus de Thèbes, on pense à l’Alchimie comme à une fumisterie. Mais il en est autrement lorsque l’on regarde, avec courage et sans apriori, les différents ouvrages hermétiques qui composent le corpus alchimique. Et puis, des Alchimistes illustres comme R. Bacon, par exemple, qui a redécouvert (après les chinois) la poudre explosive et citons les écrits d’Albert le Grand, de Raimond Lulle, d’Arnaud de Villeneuve, de Nicolas Flamel, de Basile Valentin, de Paracelse… qui sont pleins de sagesse et d’approche novatrice dans « l’art de la connaissance scientifique ».

Albert le Grand (1193- 1280)

Professeur à la Sorbonne. Il a étudié l’action de l’acide nitrique (HNO3) sur les métaux et le dégagement caractéristique d’un gaz de couleur roux : le dioxyde d’azote (N02). Il a préparé également des sels de soude (NaOH) et de potasse (KOH), analysé les vapeurs d’arsenic et d’antimoine. Albert le Grand est considéré comme un scientifique à part entière, il considérait l’unité de la matière et il disait que « dans leur essence, tous les corps sont semblables, ne différent les uns des autres que par leurs formes ». Cette idée est une anticipation de la notion d’atome ou de particule élémentaire identique pour tous les éléments chimiques qui tombent sous nos sens.

Roger Bacon (1214-1294)

Il a réinventé la poudre à canon et démontré que « l’air est l’aliment du feu » c’est (en partie) le comburant à toute combustion. Cette compréhension des phénomènes de combustion conduira plus tard les chimistes à découvrir le dioxygène.

{voir DS p 833 – protyle}

Roger Bacon traduit de l’Arabe et commente Secretum Secrtorum qui comprend la Table d’Émeraude d’Hermès Trismégiste : {à faire…}

Thomas d’Aquin (1225-1274)

C’est l’auteur du Traité de la Pierre Philosophale. Cette pierre là est à la base d’un raisonnement alchimiste qui consiste à réaliser le Grand Œuvre. Il s’agit en fait de transformer la matière en séparant le « subtil de l’épais » pour atteindre la quintessence immanente de toute chose. La Pierre est symboliquement cubique pour associer le chiffre 4 à toute matérialisation de l’esprit. Pour l’alchimiste, les livres ne sont utiles qu’au débutant, mais ensuite, la solitude, le dénuement et l’assiduité expérimentale sont nécessaires pour atteindre le but escompté c’est-à-dire le Grand Œuvre. Thomas d’Aquin émis une hypothèse fausse (qui fit grand bruit) que le mercure était la « materia prima » d’Aristote.

Raymond Lulle (1236-1315)

Il prétend avoir réalisé le Grand Œuvre alors qu’il était emprisonné à Londres. Pour certains, cela n’est pas très sérieux, mais il faut comprendre que le Grand Œuvre n’est pas seulement la fabrication chimique/matérielle d’une Pierre Philosophale mais c’est surtout la transformation de soi en Soi par la compréhension phénoménologique des transformations de la matière. Un alchimiste attire les convoitises puisqu’il peut rendre « riche en or » n’importe qui. Il peut donc être protégé en stimulant l’avidité de ses protecteurs. Mais l’importance finale d’un alchimiste est la « richesse intérieure » c’est à dire selon les termes de l’époque : la spiritualisation de sa matière corporelle.

{img du squelette en prière}

Outre cela, Raymond Lulle a travaillé sur les sels de plomb et sur le minium (le Lion Rouge). En cherchant la Pierre Philosophale par la voie humide, il a grandement amélioré les méthodes de distillation et il a, selon J.-B. Dumas, « fixé l’attention sur les produits volatils de la décomposition des corps ».

Philippe de VITRY (1291-1361)

Une nouvelle forme d’écriture de la musique…

Nicolas Flamel (1330-1418)

Il prétend avoir fabriqué une demi-livre d’argent très pur le 17 janvier 1382. La même année, le 25 avril à 5 heure du matin, il aurait réussit la transmutation du mercure en or pur. Basile Valentin (XV° siècle) publia divers ouvrages : L’Apocalypse chymique, l’Azoth des Philosophes, Le Char triomphal de l’antimoine. Dans ses travaux sur l’antimoine et sur le grillage des pyrites, il révèle une méthodologie scientifique de haut niveau et un véritable « esprit scientifique ». Il nommé « esprit de mercure » le gaz qui se dégagé lorsqu’il chauffait de l’oxyde de mercure.

Paracelse (1493-1541)

Son vrai nom était Théophraste Bombast de Hohenheim. Médecin de formation, il déchira son diplôme au cours d’une discussion animée avec ses pères de l’Académie. Il poursuivit son chemin, seul, mais déterminé à montrer que les remèdes se trouvent dans la nature et dans les analogies nécessaires et le couplage avec les influences planétaires. Astrologue confirmé, il est à la base de la médecine spagyrique.

 Georg Agricola (1494-1555)

Spécialisé dans la métallurgie, il publia De re metallica un véritable ouvrage d’ingénierie dans lequel il décrit les filons métallifères, les appareils à utiliser pour les exploiter, le traitement et la réduction des minerais, l’affinage des métaux ainsi que les différents sels obtenus par évaporation des eaux naturelles. Ce bréviaire contient naturellement pour l’époque des incantations et autres superstitions pour aider les mineurs à traverser, en toute sécurité, et dans le respect des « esprits souterrains » les galeries de la mine. Le scientifique rationnel critique, à tord, cet état de fait à l’époque car n’oublions pas le contexte politique voire « sacrément » autoritaire de l’inquisition catholique.

Jean Baptiste Van Helmont (1577-1644)

{Elève de Paracelse} Il s’est attaqué aux conceptions d’Aristote en déclarant que « le feu n’est ni un élément ni une substance. » Il a inventé le terme « gaz » à partir du mot grec chaos car il a expérimenté de nombreuses expériences permettant de former des gaz comme le « gaz carbonum, le gaz pingue, le gaz sylvester… ». Il a réalisé ce qu’on appelait en son temps : « la plus belle expérience de transmutation » puisqu’en plongeant du fer dans du vitriol bleu (le sulfate de cuivre Cu2+ ; SO42-) il obtenait du cuivre. Ainsi est-il obtenu la transformation du fer en cuivre ce qu’on nomme maintenant une réaction d’oxydoréduction, d’équation :

Fe(s) + Cu2+ = Fe2+ + Cu(s)

Van Helmont était également un mystique catholique qui insistait sur le fait qu’une vérité scientifique devait être conforme aux enseignements bibliques.

Articulation entre deux mondes : L’alchimie et la Chimie moderne

En chimie, le XVII° siècle sonne le glas d’une confusion entre le mysticisme et l’approche rationnelle de la science. La révolution de la physique et les approches galiléennes de l’étude des corps en mécanique, de la composition des vitesses, de la théorie héliocentrique remis au goût du jour et surtout de l’insistance conceptuelle pour les nouvelles lois physiques : la formalisation mathématique doit être à la base du langage scientifique.

Les chimistes comme Bruno et Sennert (1572-1637) retrouvent l’origine du raisonnement de Démocrite et Sennert déclare que toutes les substances corruptibles doivent se composer de corps simples « dont elles proviennent et dans lesquels elles se résolvent ». Ces corps simples ne sont pas des abstractions mathématiques comme pouvait le considérer Pythagore, mais des quantités physiques et donc des atomes. Les sciences de la matière deviennent « quantitative » et des mesures qui vont en résulter, les scientifiques font découvrir les « lois cartésiennes et classiques de la matière ».

Pythagore de Samos (-500)

 Pythagore avait fondé une école de sciences, d’art musical et de philosophie symbolique mais également mystique. Pour intégrer cette école, la sélection était très difficile ; selon certains auteurs, il ne fallait pas parler pendant deux ans… c’est-à-dire que le postulant devait, avant toute chose, apprendre à se taire et surtout limiter le discours interne du mental. L’école pythagoricienne formait des disciples à la philosophie et aux sciences.

SE TAIRE : Cette contrainte bien connue également à l’époque de « l’esprit monacal » provient du symbole de l’aigle contenu dans le sphinx égyptien. Il s’agit d’apprendre à Se Taire pour mettre en veilleuse le mental et laisser ainsi la place disponible pour l’apprentissage, l’expérimentation et la créativité.

Pythagore commence par exposer ses théories (philosophie, astronomie, mathématiques, musique…) à l’âge de 40 ans, de retour sur l’île de Samos où il était né. Après un long voyage en Égypte, à Babylone, il s’était imprégné des connaissances orientales pour les combiner avec les apports de sa propre culture. En fait, son père (Mnésarque) conduit le jeune Pythagore à Tyr pour y étudier les théories des phéniciens. Ensuite, il visita l’Égypte (Memphis), l’Arabie, puis il s’installa pendant douze ans à Babylone. C’est donc à Babylone qu’il trouva le savoir nécessaire pour « percevoir l’ensemble des choses ». Bien sûr, nous l’avons vu dans le chapitre consacré aux Sumériens, Pythagore ramène en occident son fameux théorème appliqué au triangle rectangle permettant également de résoudre l’équation a²+b²=c² dont les solutions (a,b,c) forment un triplet pythagoriciens. Mais ce n’est pas tout…

Lire la suite Pythagore de Samos (-500)

BRUNO Giordano (1548-1600)

Affiche Italienne

Giordano Bruno a fait deux séjours à Paris :

  1. De la fin de 1581 au milieu de l’été 1583
  2. De décembre 1585 au mois de juillet 1586

Des voyages par obligation, de l’érudition et un tempérament inflexible qui condamne Giordano Bruno car ses idées novatrices s’opposaient à la pensée unique de l’époque. Son procès eu lieu en 1592 {M Domenico Berti} et il rédigea une profession de foi pour expliquer la structure de sa philosophie inspirée par celle de Pythagore.

« Je crois, en somme, à un univers infini c’est-à-dire à un effet du pouvoir divin infini parce que j’ai estimé qu’il serait indigne de la bonté et de la puissance divines qu’elles eussent produit un monde fini alors qu’elles sont capables, outre ce monde, d’en produire un autre ou une infinité d’autres. C’est pourquoi j’ai déclaré qu’il y a des mondes particuliers infinis semblables à celui de la terre. Avec Pythagore, je crois que la terre est un astre de même nature que la lune et les autres planètes, les autres astres qui sont infinis. Je crois que tous ces corps sont des mondes, qu’ils sont innombrables : ainsi est constituée l’infinie universalité dans un espace infini et c’est ce qu’on appelle l’univers infini dans lequel sont des mondes sans nombre de sorte qu’il y a une double sorte de grandeur infinie dans l’univers, et une multitude des mondes. D’une façon indirecte, on peut considérer cette manière de voir comme une contradiction avec la vérité selon la véritable foi.

En outre, je place dans cet univers une Providence universelle en vertu de laquelle tout vit, croît, se meut et atteint sa perfection. Je comprends cela de deux manières. La première est relative au mode d’après lequel l’âme entière est présente dans tout le corps et dans chacune de ses parties : je l’appelle nature, l’ombre et l’empreinte de la divinité. La seconde, c’est le mode ineffable dans lequel Dieu, par essence, présence et puissance, est dans tout et au-dessus de tout, non comme une partie de ce tout, non comme une âme, mais d’une manière inexplicable.

Je crois, aussi, que tous les attributs dans la divinité sont une seule et même chose. D’accord avec les théologiens et les grands philosophes, je saisis trois attributs : puissance, sagesse et bonté, ou plutôt, mental, intellect, amour, qui acquièrent l’être dans le mental : ils acquièrent ensuite une nature ordonnée et distincte par l’intellect, ils arrivent enfin à la concorde et à la symétrie par l’amour. Aussi je conçois l’être dans tout et au-dessus [163] de tout, parce qu’il n’y a rien qui ne participe pas à l’être et qu’il n’y a pas d’être sans essence, de même qu’il n’y a rien de beau sans que la beauté soit présente. Aussi, rien n’est exempt de la présence divine. C’est donc par la raison et non par le moyen d’une vérité substantielle que je conçois la distinction dans la divinité.

Admettant, donc, que le monde a été produit et formé, je comprends que, en tenant compte de son être total, il dépend de la cause première et qu’ainsi il n’est pas en contradiction avec ce qu’on nomme création. C’est aussi ce qu’exprime Aristote quand il dit : « Dieu est ce dont dépend le monde et toute la nature. » Par conséquent, suivant la définition de saint Thomas, qu’il soit éternel ou dans le temps, il est, de par tout son être, dépendant de la cause première et rien en lui n’est indépendant.

J’arrive aux questions qui relèvent de la vraie foi. Je ne m’expliquerai pas en philosophe pour aborder l’individualité des personnes divines, la sagesse et le fils du mental appelé par les philosophes : l’intellect et par les théologiens le verbe qui, d’après ces derniers, a assumé de chair humaine. Mais moi, m’en tenant aux termes de la philosophie, je ne l’ai pas compris ainsi : j’ai douté et je n’ai pas, à cet égard, été constant dans ma foi. Non que je me souvienne de l’avoir laissé paraître dans mes écrits et mes paroles, si ce n’est indirectement et par déduction, à propos d’autres questions. On peut réunir quelques indications comme il est toujours possible de le faire pour un esprit inventif, pour un professionnel, quand il s’agit de ce qui est susceptible d’être prouvé par le raisonnement, conclu d’après nos lumières naturelles. Ainsi, pour ce qui regarde le Saint-Esprit en tant que troisième personne, je n’ai pas été capable de comprendre ainsi qu’on doit croire. Mais à la manière Pythagoricienne, en conformité avec l’interprétation de Salomon, j’ai compris le Saint-Esprit comme l’âme de l’Univers ou comme adjoint à l’Univers. C’est être d’accord avec la Sagesse de Salomon qui a dit : « L’esprit de Dieu remplit toute la terre et ce qui contient toutes choses. » C’est également conforme à la doctrine Pythagoricienne expliquée par Virgile dans l’Enéide :

Principio coeleum ac terras camposque liquentes,

Lucentemque globum Lunoe, Titaniaque Astra

Spiritus intus alit, totamque, infusa per artus,

Mens agitat molem… 184

et les vers qui suivent.

Donc, de cet esprit qu’on appelle la vie de l’univers tel que ma philosophie le comprend, procède la vie et l’âme pour tout ce qui possède une vie et une âme. Je crois l’âme immortelle. Les corps sont immortels aussi, quant à leur substance, car il n’y a pas d’autre mort que la division de la congrégation : cette doctrine semble exprimée dans l’Ecclésiaste qui dit : « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, ce qui est c’est ce qui fut. »

 

Hypatie d’Alexandrie (370-415)

Martyre de la pensée libre

Première martyre de la pensée libre et de la science, fille de Théon, elle subit (violemment) le sectarisme de l’église chrétienne. En 415, suite à une querelle idéologique entre Oreste (gouverneur d’Alexandrie et protecteur des libres penseurs) et Cyrille (Évêque d’Alexandrie en 412), une violente émeute se déchaîne dans le peuple. Hypatie est fidèle à son idéal, elle est proche d’Oreste (néo-platonicien) qui était considérait comme influencé par le paganisme. Cette querelle idéologique mène « la foule » en déroute qui assaille Hypatie, la lapide, la traîne devant l’église et découpe son corps en morceaux (démembrement). C’est l’un des épisodes les plus tragiques de l’effondrement de la science grecque et de l’anéantissement de la pensée libre. Les premiers chrétiens (d’occident) étaient de féroces sauvages !

Capture d’écran du film d’Alejandro Amenabar. Hypatie vient de lâcher un mouchoir qui tombe en chute libre (mouvement rectiligne) sur le sol.

Hypatie naquit à Alexandrie vers 370. Fille du mathématicien Théon d’Alexandrie (professeur au Muséum), adaptateur des Éléments et de l’Optique d’Euclide et commentateur de l’Almageste de Ptolémée. Hypatie reçue une brillante éducation auprès de son père et au cours d’un séjour en Grèce avec Themistius et Plutarque, les fondateurs de l’école néo-platonicienne d’Athènes.

Hypatie était très belle, douée d’une intelligence pénétrante, elle était vénérée par tous ceux qui connaissaient son érudition, ses vertus et la noblesse de son caractère et son éloquence persuasive lui valurent une renommée éclatante qui est attestée dans les lettres de Synésius, évêque de Ptolémaïs (en 410) et ex-philosophe néo-platonicien.

Il s’agit de l’un des rares témoignages de l’époque : « Mon cœur soupire après la présence de ton esprit divin » écrivait-il en 413, « qui plus que tout autre chose calmerait l’amertume de ma destinée » disait-il en parlant d’Hypatie.

Dans une autre lettre, il dit : « Oh, ma mère, ma sœur, mon instructeur, ma bienfaitrice ! Mon âme est fort triste. Le souvenir de mes enfants que j’ai perdus causera ma mort… {Il avait abandonné famille, enfants et bonheur pour la foi chrétienne qui tuera son unique amie} Lorsque je reçois de tes nouvelles et que j’apprends que tu es plus heureuse que moi, je ne suis malheureux qu’à moitié. »

C’est au Muséum d’Alexandrie qu’elle enseigna les mathématiques et commenta les textes d’Aristote et de Platon. Elle poursuit l’œuvre de vulgarisation de son père et rédigea des commentaires sur :

  • les 6 premiers livres de l’arithmétique de Diophante ;
  • le traité des coniques d’Apollonius ;
  • les tables de Ptolémée ;
  • les différentes philosophies de l’époque qui se déchirent en Orient. (Opposition entre christianisme et paganisme)

Paganisme signifiant paysans et rustres. Pseudo-paganisme grec car voir la structure hiérarchisée de Pythagore…

A propos du monothéisme et du polythéisme, il faut considérer que le « Dieu » des Hébreux « Elohim » est un mot au pluriel ainsi peut-on comprendre que la trinité chrétienne « Père-Fils-Saint-Esprit » qui définie une pluralité et la fameuse phrase de Jésus : « mon Père et moi, nous faisons qu’un » ; il y a bien deux « personnages » que l’on souhaite unifier dans un monothéisme validé au Concile de Nicée en 325. Dans les trois religions du Livre, seul les musulmans dans le Coran affirme clairement le monothéisme en Allah que l’on ne peut personnifier ni imager ni anthropomorphiser. En Orient, les védas affirment (depuis des lustres) également le monothéisme (Loi de Manu) en Parabraham que l’on peut traduire par « Celui dont rien ne peut être dit ».

Hypatie restait fidèle aux enseignements antiques de la philosophie grecque. Son interprétation, plutôt intellectuelle que mystique, pouvait trouver un point d’entente avec le christianisme libéral. Et c’est dans ce contexte qu’elle perpétua son enseignement au Muséum et qu’elle dirigea avec force et liberté la tête de l’école néo-platonicienne d’Alexandrie.

La mort d’Oreste

Mais après la mort d’Oreste, qui assurait la sécurité et la protection des philosophes contre leurs ennemis féroces, les évènements qui suivirent se dégradèrent rapidement pour finaliser la dispersion de l’école Éclectique qui était devenue le plus ardent espoir des chrétiens (d’occident). Et ceci jusqu’à la mort d’Hypatie qui devait, sous peu, devenir un amas de chair et de sang, écrasée sous les coups de massue de Pierre le Lecteur. Son jeune corps innocent fut taillé en pièce, « la chair raclée des os » avec des écailles d’huitres et le résidu jeté dans les flammes par ordre du même évêque Cyrille qui, plus tard, fut canonisé comme saint !

N’oublions pas cela, lorsque les occidentaux (chrétiens d’occident) parlent des autres peuples et des autres religions…

« Aucune religion au monde n’a été plus sanglante que le christianisme. Les féroces batailles du « peuple élu », les tribus idolâtres d’Israël, palissent devant le fanatisme meurtrier des partisans du Christ ! » H.P.B

Bahira, le moine nestorien

Bahira le vieux sage (moine chrétien d’orient, nestorien avec la barbe blanche) reconnait les stigmates entre les omoplates du jeune prophète de l’Islam.

Pour conclure cette période grecque, riche en philosophie et en nouvelle méthodologie scientifique, laissons H. P. Blavatsky établir le lien avec la prochaine période :

« L’extension rapide du mahométisme conquérant par le glaive du prophète de l’Islam est une conséquence directe des batailles et des rixes sanglantes parmi les chrétiens. Ce fût la guerre intestine entre les partisans de Nestor et de Cyrille qui donna naissance à l’Islamisme ; et ce fut dans le couvent de Bozrah que la prolifique semence fut premièrement plantée par Bahira, le moine nestorien. Arrosé par les fleuves de sang, l’arbre de la Mecque s’est développé au point que dans le siècle actuel (1877) il abrite près de deux cents millions de fidèles {En 2000, l’Islam compte au moins 1,6 milliards de fidèles}. Les récents massacres bulgares sont le résultat naturel du Triomphe de Cyrille et des adorateurs de Marie. »

{Ci-dessus : Bahira, le vieux sage (moine chrétien d’orient, nestorien avec la barbe blanche) reconnait les stigmates entre les omoplates du jeuneprophète de l’Islam.}

Descartes René du Perron (1596-1650)

Il est né à la Haye (Indre et Loire-Touraine), il est le créateur de la géométrie analytique (repère cartésien, coordonnées cartésiennes[1], courbe et équation)… En physique, il essayait d’expliquer les effets (expérimentalement observés) en les déduisant des causes théoriques (formalisation mathématique). Le principe de causalité est né d’un point de vue analytique car Aristote dans « Physique » le considère déjà avec fermeté. Descartes va cadrer (formaliser, limiter) le raisonnement des physiciens pendant trois cent ans. Juste le temps pour trouver des faits qui en détrône la validité. Les conséquences cognitives du principe de causalité sont :

  •      la linéarité de l’écoulement du temps,
  •      le découplage de l’espace et du temps,
  •      la rigidité des déductions logiques…

Les fondements des structures cartésiennes sont considérés de nos jours comme « des approximations » d’un modèle théorique plus complet : relativité restreinte et/ou superposition des fonctions d’onde en mécanique quantique – Le chat de Schrödinger.

REGLE XII pour la direction de l’esprit : « Enfin il faut se servir de tous les secours qu’on peut tirer de l’entendement , de l’imagination, des sens et de la mémoire, soit pour avoir l’intuition distincte des propositions simples (axiomes), soit pour bien comparer les choses qu’on cherche avec celles qu’on connaît, afin de les découvrir, soit pour trouver les choses qui doivent être comparées entre elles, de telle sorte qu’on oublie aucun des moyens qui sont au pouvoir de l’homme. »

Cette règle ne concerne pas les principes de la physique classique qui prennent racines dans les œuvres de Descartes car l’imagination et l’intuition sont des processus cognitifs « non scientifiques » par définition. René Descartes représente aujourd’hui « le père du raisonnement cartésien » : Déduction analytique et systématique basée sur le principe de causalité. Il pensait également que le doute (sur une question posée) n’est pas un problème puisqu’il l’évite, ne le considère pas et il continue de manière linéaire son raisonnement sans tenir compte de cette « bifurcation » possible… La théorie mathématique du chaos invalide la position de Descartes et donc des grecs) sur la conception du doute, en formalisant la théorie des bifurcations dans la résolution des équations différentielles du second degré.

Le syllogisme grec permet de comprendre le principe de causalité comme reflet d’un raisonnement cognitif inscrit dans la déduction « logique » d’une suite d’évènements élémentaires : « A = B, B = C donc A = C ».

D’un point de vue épistémologique (étude critique des sciences), le principe de causalité se définie de la façon suivante : « une même cause produit toujours les mêmes effets ». Il existe également dans  ce principe, une notion qui précise l’orientation supposée de la « flèche du temps[2] ». Car, en toute logique, « l’effet » ne pas précéder la « cause » qui lui donne naissance. C’est un problème non résolu par la philosophie occidentale qui prolonge son raisonnement cartésien jusqu’au nihilisme. C’est aussi un problème bien connu en sciences physiques et chimiques et plus particulièrement en thermodynamique.

La mécanique quantique annihile le principe de causalité par une combinaison linéaire des fonctions d’onde (le chat est « à la fois mort et vivant ») qui représentent différents « états d’observables », leurs évolutions probables et la mesure (réduction du paquet d’onde) qui en perturbe (et réinitialise) l’état du système.

J’ai insisté sur les lacunes des méthodes de Descartes car les « non-scientifiques » actuels insistent trop sur le rationalisme et ils devraient se cultiver davantage en prenant connaissance du nouveau paradigme scientifique. Mais si on replace les efforts de Descartes dans son temps, il faut lui reconnaître en mathématique la géométrie analytique.

Néanmoins, Descartes a conceptualisé la « théorie des tourbillons » qui implique l’éther comme force motrice des mouvements planétaires. La théorie des mouvements tourbillonnaires fut vite remplacé par la gravitation, mais elle est repris par Maxwell en électromagnétisme, dans la théorie cinétique (des gaz), dans les idées sur la constitution des atomes et dans la formation des nébuleuses (disque d’accrétion).

Curieusement l’idée que se fait Descartes sur la lumière est assez particulière. Mais elle correspond à la « pensée unique » du XVIIe siècle en occident. Il faut dire qu’à l’époque, les cieux reflètent l’amalgame indigeste d’un catholicisme anthropomorphisé et d’un aristotélisme matérialisé. Dans le Discours Premier sur la Dioptrique, et à propos de la lumière, Descartes affirme qu’elle peut « étendre ses rayons en un instant, depuis le soleil jusqu’à nous : car vous savez que l’action, dont on meut l’un des bouts d’un bâton, doit ainsi passer en un instant jusques à l’autre, et qu’elle y devrait passer en même sorte, encore qu’il y aurait plus de distance qu’il n’y en a, depuis la terre jusques aux cieux ». Comment peut-on imaginer que la lumière se déplace instantanément c’est-à-dire que sa vitesse est infinie ? Deux explications à cela :

« Au commencement était le lumière » et « rien de nouveau sous le soleil » sont deux phrases mythiques de l’Ancien Testament qui, respectivement, divinise la lumière et place la Terre au centre de l’univers.

« La théorie des idées se perd dans les abstractions » cette phrase d’Aristote est prononcée pour se démarquer de Platon. Les conséquences peuvent être résumées par l’approche matérialiste de la connaissance humaine qui se termine de nos jours dans l’individualisme excessif.

C’est Römer qui découvre, moins d’un siècle plus tard, les limites de la lumière et qui estime, à 7 ou 8 minutes, la durée nécessaire pour que la lumière nous parvienne du soleil.

Au début de 1637 et par l’intermédiaire de Mersenne, Descartes demanda au Roi de France de publier son Discours de la méthode et ses trois Essais. Beaugrand était secrétaire du Chancelier et accessoirement, ami de Fermat. Sans ne rien dire à personne, il lui communique l’Essai Dioptrique. Mersenne apprenant cela, demande à Fermat de garder silence et de lui envoyer son point de vue après lecture. Puis avec l’élégance du discours d’un avocat, après avoir considéré les « belles figures » de Descartes, Fermat indique que les fondements sont absents : « j’appréhende que la vérité leur manque aussi bien que la preuve ». Le modèle de Descartes reposait sur des hypothèses non justifiées et des contradictions évidentes entre l’idée d’une propagation instantanée de la lumière et une vitesse de propagation dépendant du milieu dans lequel elle se déplace.

Selon moi, la contradiction provient de la scolastique pour le déplacement instantané de la lumière et de Snell pour les propriétés de la réfraction. Fermat ne comprenait pas non plus pourquoi la lumière se propage plus vite dans les milieux plus denses ; Et c’est normal car cette déduction de Descartes est fausse ; car on sait maintenant que c’est l’inverse, Descartes a certainement utilisé les propriétés du son qui était connues à l’époque et dont il reprit, visiblement, les déductions puisqu’un son se déplace d’autant plus vite que le milieu qui le propage est d’autant plus dense. Et c’est toute la question des interactions entre la matière et l’énergie. Seule la vision quantique, quantifiée et probabiliste permettra de trouver un point d’équilibre à la théorie.

[1] C’est un « espace vectoriel » de base, celui utilisé pour la mécanique classique et la notion de repère galiléen, il est enrichit par l’espace de Hilbert (théorème des résidus dans le plan complexe) et les notions d’espace non-euclidien (distorsion de l’espace-temps, somme des angles d’un triangle supérieur ou inférieur à 180 degrés…

[2] La science décrit la flèche du temps par le principe d’entropie qui montre qu’au cours de toutes transformations thermodynamiques (transfert d’énergie), l’entropie est toujours positive (phénomènes irréversibles). A partir de Boltzmann (théorie statistique),  les pertes inhérentes au système matériel conduisent à l’augmentation du « désordre » ;  concept repris dans la théorie de l’information (médiatiques et sociologiques). Ce concept de désordre conduit à la théorie de Shannon en sciences sociales.

Tesla Nicolas (1856-1943)

Il est né en Yougoslavie et mourut aux États-Unis en 1943. Il débute sa carrière d’ingénieur à Budapest en 1881. Dans la dynamo de Gramme, il a l’idée de supprimer les étincelles du collecteur, au moyen de rotation magnétique.

En 1883, il invente le moteur asynchrone (courant alternatif), mais le courant continu engloutissait tous les budgets publics… pour vaincre les difficultés de la transmission à distance de l’énergie électrique. A l’époque le courant alternatif était mal adapté en France ; il part en Amérique. Il fonde en 1887 la « Tesla Electric Company » et dépose une grande quantité de brevets (systèmes polyphasés, moteurs asynchrones, transmission à distance, courants à haute fréquence et/ou haute tension avec transformation à auto-induction (utilisait également à des usages thérapeutiques).

Par rapport à la créativité débordante de Tesla et à ses interrogations, son professeur universitaire (déjà) disait que « cela équivaudrait à transformer une force qui agit dans un sens, pareillement à la gravitation, en une force rotationnelle. Ce serait le mouvement perpétuel, par conséquent une idée irréalisable. »

Par son intention de se passer des contacts rampants dans la production des courants continus, engendrés par l’induction électromagnétique – chose en effet impossible – Tesla faisait allusion à l’expérience irréalisable, consistant à exploiter le modèle idéal de la rotation d’un seul pôle magnétique dans le champ (polydrome) d’un conducteur de courant continu. Tesla était nommé à l’époque comme le « poète de l’électricité » pour les expériences spectaculaires qu’il imaginait et pour les utopies qu’il poursuivait. Mais il n’a pas cueillit les fruits de ses inventions car exploitées pour le bien public.

Pour rentrer plus en détail dans la vie de Tesla, il est nécessaire de comprendre certaines choses. D’abord que sa mère était d’une rare intelligence, elle pouvait inventer toutes sortes d’instruments pour la cuisine ou le jardin. Très jeune, Tesla manifeste un don à l’ingéniosité et à l’inventivité. Il fait preuve de curiosité et il expérimente une première centrale en miniature qui utilisait la force de l’eau. Il construisit également un moteur à eau alimenté par des insectes. Il voulut aussi expérimenter l’acte de voler qui se soldat par un échec et quelques fractures. Certaines de ses idées étaient totalement surprenantes, Il imagina de construire un cercle autour de la Terre, au niveau de l’équateur pour que le cercle puisse orbiter à la même vitesse de la Terre lors de sa rotation.

Tesla avait un esprit hors du commun, il était doué d’une puissance mentale impressionnante :

  • mémorisation décuplée ;
  • mentalisation précise ;
  • visualisation mentale en 3D ;
  • des visions se manifestées dans sa tête ;
  • états altérés de conscience ;
  • Hypersensible ;

Ces propriétés intrinsèques et surdéveloppées faisaient de Tesla un génie. Il était admiré par de grands scientifiques comme Lord Kelvin, Hermann Von Helmholtz, William Crookes, Lord Rayleigh, James Dewar, Robert Millikan, Albert Einstein, Ernst Rutherford, Arthur Compton et Niels Bohr pour les plus connus. Dans un numéro spécial de Life Magazine, il est classé 57ième parmi les 100 personnes les plus inventives du deuxième millénaire.

Tesla était un visionnaire et il est reconnu comme tel un demi-siècle après sa mort. Ses inventions étaient visualisées dans sa tête, avec précision et le souci du détail, ses processus de créativité étaient stimulés par sa soif de connaissance, il pouvait ainsi passer rapidement de l’intuition à la logique conceptuelle en peu de temps. En fait, ses découvertes étaient complètement imaginées dans sa tête avant de les réaliser concrètement. Il maîtrisait un processus d’analyse mentale qui lui permettait de « décomposait hiérarchiquement le problème en autant de sous-systèmes afin d’identifier précisément les solutions » comme l’exprime M. Todorani.

Tesla mentionnait l’existence d’un monde supérieur dans lequel toute la connaissance et tout ce qui existe est déjà écrit comme des « archives cosmiques ». Dans les Védas, cela s’exprime par l’Akasha et Tesla était grandement influencé par la philosophie védique. Cette philosophie lui permis de comprendre l’unité du monde et la dépendance de la matière par l’esprit. Toutes ses inventions reposent sur l’existence d’un « éther » inhérent à toutes choses que les orientaux nomment « prana ».

La Civilisation de l’Indus

La Civilisation de l’Indus

En général

La civilisation de l’Indus est très ancienne et elle est méconnue. Son écriture (glyphes) n’est toujours pas déchiffrée.

C’est la naissance des cités organisées, complexes et de grandes tailles.

La vallée de l’Indus (Pakistan, Harappa) ; Il existe, dans ce pays des temps reculés, la preuve d’une maîtrise certaine des technologies liées à l’organisation complexe des grandes villes : Un système des poids et des mesures « répartit de manière uniforme[1] » sur un territoire grand comme l’Égypte et la Mésopotamie réunies.

Le système actuel des poids et des mesures est un Système International. Il valide la définition des sept unités principales

Le développement technologique des cités est très raffiné : des dizaines de villes de +40.000 habitants, maisons avec aire de bain, WC (parfois avec chasse d’eau), système d’évacuation des eaux usées, chauffage au sol pour certaines maisons…

Vers – 2000 ans, ces systèmes urbains sophistiqués n’étaient déjà plus entretenus. La décadence des villes provient certainement de l’augmentation de la population…

Il est important de préciser que cette civilisation ne faisait pas de statuette anthropomorphique[2] (quelques unités ont été péniblement retrouvées) ; détail important qui porte le sceau d’une haute philosophie détachée du monde émotionnel comme peut l’être la science (dure) dans ses principes constitutifs. Par contre, toutes les sciences sociales (actuelles) ne peuvent s’exclure de cette perturbation humaine, émotionnelle, malgré ce qu’elles peuvent espérer.

{maths et brique}

L’alchimie et l’Inde

Même si Newton à grandement étudié l’alchimie, cette « préscience » est décriée depuis 500 ans. Pourquoi en est-il ainsi ?

En Europe, l’alchimie s’éteint lentement à partir du XVIIe siècle. L’étude systémique et rationnelle pousse l’interprétation alchimique à passer le relais. De quel relais s’agit-il ?

Disons que l’antiquité perd de son prestige, l’analyse objective de la matière qui commence détruit tout sur son passage. Mais le destin de l’analyse scientifique est formidable car l’ensemble des conceptions de l’univers est retouché, modifié, approfondi puis connu en partie pour aboutir à l’inconnu…

Pour le yogi du hatha-yaga, le corps physique composé par une substance (parkitri) issue de la Terre est un exutoire permettant, par des attitudes ascétiques, de transformer sa nature profonde et d’élever son esprit (purusha). C’est la base théorique du yoga mais également de toutes structures monacales. Les alchimistes souhaitent transformer des métaux vils en or et trouver la formule de l’élixir de longue vie. Il faut savoir qu’en Inde, les penseurs cherchent la libération de l’âme en construisant intérieurement le pont arc-en-ciel (anthakarana) pour atteindre le nirvana.

[1] Plus de 1000 sites, étonnamment homogènes sur une aire d’un million de km². Cf. l’article de Sciences et Avenir N°163 Eté 2010.

[2] Curieusement il n’y avait pas, à cette époque, de « vénération divine » et de culte d’adoration ou autre ; ni de représentation de la divinité à l’image de l’homme.

Le Dieu du Feu

Mythologie de l’Âge du Fer

Il y a le feu du ciel bien sûr, le soleil d’été, les étoiles nocturnes, les comètes, les étoiles filantes, les orages, tous ces phénomènes lumineux stimulaient la curiosité humaine et imposaient l’humilité « venant d’en haut » qui s’est imposé en adoration animiste.

{p.64 Eliade 1}

C’est par le Fer que l’homme prend conscience de ses pouvoirs réels, et qu’il rend hommage à la nature en cela.

Dans leurs conceptions néolithiques, les métallurgistes et les forgerons d’antan, considéraient leur travail comme utilisant des pouvoirs divins, ils se considéraient comme les « artisans de Dieu ».

L’extraction et la plasticité du métal stimule l’imagination humaine dans le désir de perfectionnement de la matière et l’idée de changer la Nature. Les conséquences sont importantes puisque la forge permet d’accélérer les processus naturels qui exigent des millénaires pour que le métal atteigne sa maturité dans les profondeurs souterraines de la Terre alors que l’artisan peut l’obtenir en quelques semaines dans ses fourneaux qui, dorénavant, se substituent, à la matière tellurique.

{De la Terre-mère au règne humain…}

La Civilisation Chinoise

Les premiers empereurs Chinois

Le premier empereur légendaire de la Chine est FOU-HI. Il avait une tête humaine avec des cornes de bœufs, mais un corps de serpent. Le deuxième empereur est CHEN-NONG, il possédait un corps humain mais une tête de bœuf. Il pratiquait la connaissance des vertus médicinales et est considéré comme le premier médecin. Le symbole du bœuf se retrouve dans d’autres civilisations (le sphinx en Egypte, le côté sacré de la vache en Inde…)

La médecine chinoise est connue (en occident) par l’acuponcture et le « taï-chi » pour la pratique de l’art des mouvements coordonnés et de la gestion énergétique du corps en lien avec le Kosmos.

L’acuponcture comme « points énergétiques » particuliers et localisés dans le corps, mais surtout, ces points sont liés de manière inattendue, avec certaines pathologies connues en occident. Le taï-chi est connu comme une pratique pour la « maîtrise de soi » par la gestion de l’énergie qui circule dans le corps. Le « chi » (prononcé khi) est l’énergie universelle en Chine comme l’est le « prana » en Inde. La médecine allopathique (occidentale) commence à reconnaître les liens, jadis énoncés, entre l’énergie pranique (où le chi), le système nerveux et le système endocrinien (reconnaissance de l’acupuncture en milieu hospitalier).

{reconnaissance des perturbateurs endocriniens en médecine}

Les influences védiques… [DS 144, stance II §5]

La Civilisation Hittite

Les premiers villages en Anatolie

Les invasions Indo-européennes sont plus ou moins connues/citées, pourtant elles servent d’hypothèses dans de nombreux cas de bouleversements antiques au sein de la civilisation égyptienne ou hittite. Peuples originaires de l’actuelle Ukraine, le « peuple indo-européen » semble expliquer la naissance d’une hiérarchisation de la société hittite qui précède la culture ionienne des grecs en terre turque.

L’Anatolie est richement marquée par les expériences humaines sur son sol. Des premiers villages agraires, au premières différentiations des langues indo-européennes en passant par les premières traces de pèlerinages animistes, l’Anatolie est de plus très belle et très diversifiée comme zone géographique.

Le dessin de J. Mellart : Une fresque peinte de çatal hüyük qui représente un Taureau et des hommes armées (Turquie, -7000)

Le musée d’archéologie d’Ankara

La Civilisation Mésopotamienne

Entre le Tigre et l’Euphrate s’étendait la civilisation mésopotamienne. L’antiquité grecque tire ses fondements de la civilisation Mésopotamienne, c’est donc toute la civilisation occidentale qui y plonge ses racines. Géographiquement, la civilisation Mésopotamienne, c’est l’actuel Irak. Les occidentaux ont tendance à l’oublier lorsque sans vergogne, ils interviennent avec ingérence dans les pays du Golf. N’oublions pas que Daesh, l’état islamique est une conséquence de l’ingérence occidentale au Moyen-Orient. La civilisation Mésopotamienne est d’une richesse exemplaire, d’un point de vue politique par le concept de cité-état, dans la création des grandes routes commerciales, dans le domaine scientifique et technique (triplets pythagoriciens)…

On peut penser et simplifier l’idée que notre civilisation matérialiste composée de nations désunies qui cherchent à s’harmoniser par le conflit débute par les premières étapes de l’histoire en Mésopotamie :

  • (-10.000 ; -7500) Néolithique : début de la domestication des animaux et des plantes. Intensification de la sédantarisation.
  • (-7500 ; -6000) Premiers villages : conséquence de l’augmentation de la production agricole et de la croissance démographique.
  • (-6000 ; -4500) Hassuna, Samarra et Halaf: la stabilité des colonies et les progrès techniques ouvrent sur les premières civilisations.
  • (-5000 ; -3750) Période d’El Obeid : l’irrigation se développe en basse Mésopotamie ce qui entraîne une nette augmentation des excédents agricole.
  • (-3750 ; -3150) Période d’Uruk : invention de la roue, de la voile, du tour de potier, des alliages de métaux, de l’écriture et développements des premières cités.
  • (-3150 ; -2900) Période de Djemdet Nasr : Le modèle de la cité-état, dotée d’une structure sociale et politique bien organisée se répand.

Transports de l’Information

L’électronique permet de transporter de l’information contenue dans un courant électrique ou dans la lumière émise par une source contrôlée. Alors que pour transporter de la matière, dans les temps anciens, il eu fallu d’abord dresser des animaux, puis inventer la roue, puis utiliser la force de l’eau, la puissance de la vapeur, la combustion du pétrole, les avions à réactions… Quels sont les changements socio-philosophiques révélés par le transport de l’information ?

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Transports de la Matière

Il semble évident et même plaisant que le vélo puisse nous permettre de parcourir une distance plus importante qu’à pied (et à moindre effort) sur une même durée. De tout temps, l’Espace conditionne notre environnement proche et lointain, à partir des possibilités offertes au genre humain. Les développements sociologiques qui en émergent, dérivent des capacités permettant de parcourir, avec plus ou moins d’aisance, l’Espace qui nous entoure. Et nous sommes allés sur la Lune !

Je distingue deux types de transports qui seront développés par la suite :

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De l’outil aux machines

Pour aborder les techniques, il faut distinguer et toujours garder à l’esprit la structure suivante :

  • Inventivité/créativité
  • Les outils
  • Les machines
  • La méthodologie de conception/réalisation

On ne connaît réellement des techniques que lorsqu’on les pratique. De nos jours, une séparation s’est produite entre ceux qui font et ceux qui disent comment faire. C’est l’évolution logique des choses dans un processus de mentalisation (excessive), mais c’est un problème car de plus en plus de « donneur d’ordre » n’ont aucune idée des contraintes réelles de production. Il y a, au sein de l’humanité, des réalisations concrètes un « savoir faire » qui n’est perçu qu’en le faisant soi-même.

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Technologie

Voir des animaux dans le ciel étoilé, appréhender quantitativement les rondes planétaires ou modéliser statistiquement la distribution des particules gazeuses dans un système c’est intéressant pour contribuer au développement du savoir mais ce n’est rien sans les applications connexes qui en résultent.

Les araignées ont construit les premiers ponts suspendus et elles ont élevé les premiers dômes. La techni-citée acquise par l’humanité est une science d’observation, la technologie est la concrétisation/réalisation d’une conception modélisée et calquée sur la nature.

Depuis toujours les techniques sont développées par les artisans puis théorisées ensuite dans le cadre d’une ingénierie mathématique (ou inversement). L’histoire des techniques au service de l’humanité trace le rôle de tout un chacun dans la vie quotidienne et de grandes idées en émergent. Depuis la révolution industrielle en Europe, les techniques exigent une spécialisation poussée qui limitent la portée des artisans.

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Le Monde Grec

Des résidus de l’ancienne Asie à l’Europe naissante…

La Science que nous connaissons est basée sur les développements abstraits (Grecs) et techniques (Arabes) de cette période d’une durée de deux millénaires, période qui est centrée sur l’an zéro.

Cette période est florissante pour la science et ses méthodes expérimentales mais surtout pour la pensée, l’abstraction et les processus cognitifs mis en jeu dans les représentations du monde.

Des Grecs aux Arabes est une période intermédiaire entre les anciennes civilisations et l’époque moderne considérée comme post-renaissance. La Terre est un village de nos jours avec la vitesse de transmission de l’information, le savoir circule aisément. L’époque des grecs est déjà le reflet d’une compilation d’un savoir très antérieur. Ils enrichissent de leurs réflexions la structure des connaissances en définissant une gnose. Les Arabes collectent également tout le savoir disponible, la tâche est ardue car l’Église de Rôme à détruit beaucoup de documents anciens.

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Le Monde Arabo-Persan

Le premier calife[1] des Abassides (Al Manza ou Al Mansùr 712-775) fit traduire tous les livres des Grecs pour fonder une université et une bibliothèque à Bagdad où les Européens allaient chercher le savoir, sur les terres de l’ancienne Mésopotamie et de la science antique d’orient, sauvegardée et transmise par les Arabes.

En astronomie, par exemple, c’est la réduction des théories de Ptolémée en tables, le perfectionnement des instruments de mesure et la multiplication des observations qui révèlent des erreurs sur le temps de révolution de la lune, sur les éclipses solaires, les positions respectives de mercure et de vénus par rapport au soleil… Les Arabes calculent précisément la précession des équinoxes (Al Batani vers le Xe siècle).

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La Musique des Sphères

Dans le premier tome de Mythologiques, Levi-Strauss exprime l’idée que la musique est « le suprême mystère des sciences de l’homme ».

D’après la légende, Pythagore passait à côté d’un fabricant de braseros lorsqu’il fût captivé par l’harmonie des coups de marteau sur le métal ardent. Après des hypothèses envisagées et des vérifications mesurées, Pythagore remarque que deux coups de marteaux ne sont consonants que si le rapport entre les longueurs des outils pouvaient s’exprimer par des petits entiers naturels. Ainsi, deux sont semblables en les produisant par des marteaux dont l’un est le double de l’autre (2 :1). C’est pourquoi, le son du « gros marteau » se situe à une octave de plus que l’autre.

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Animisme et autres pensées des hominidés

Une période aux parfums d’animisme et autres invocations shamaniques qui nous invitent à imaginer des correspondances sociologiques pour raconter l’histoire des civilisations reculées : De 400.000 ans à 2000 ans avant notre ère.

  • De la maîtrise du feu à l’écriture symbolique des glyphes pour organiser la cité ;
  • De la cuisson de la viande à la connaissance des nombres, les civilisations se sont succédées/mélangées.

En tous lieux du globe terrestre, l’humanité s’est développée en communautés de plus en plus grandes. Jusqu’à 40.000 habitants il y a 5000 ans dans la vallée de l’Indus. La pensée des anciens est si éloignée de notre conception qu’il s’agit plus de la cerner par une approche phénoménologique des communautés vivantes au sein même de la nature que de l’envisager d’un point de vue théorique (épistémologiquement viable à un certain moment). Les dernières civilisations reculées, donc les plus récentes, nous ont légué l’idée d’une structure sociale bâtie sur de grands centres urbains pour organiser la communauté humaine. Ce modèle trouve ses limites à l’heure actuelle, soit plus de 5 millénaires après…

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Les Origines du Kosmos

L’univers est engendré par une explosion primordiale nommée « big-bang ». Cette explosion est issue d’une « lumière complexe » en mathématique ou cette explosion résulte « des fluctuations de l’énergie du vide » en mécanique quantique, l’univers reste un mystère non expliqué par la science.

En philosophie et dans l’évolution des mythes au sein de la société, l’Univers trouve des explications cohérentes mais certainement mystiques. L’approche mystique de la réalité est-elle seulement une illusion de l’esprit ou une nécessité expérimentale vécue à « l’instant t » ? Je pose la question.

En une seule seconde, l’explosion est si puissante que l’Univers possède déjà un diamètre matérialisé d’un million de kilomètres. Par contre il faut attendre 380 000 ans (approximativement) pour voir émerger la lumière, la transparence du ciel et de l’Univers. L’atome est engendré, les variations de l’électron sur ses orbitales énergétiques une réalité et la lumière rayonne… Puis les Galaxies apparaissent par de faibles différences de températures des conditions spatio-temporelles d’il y a 13 milliards d’année.

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Kosmos et Mundus

L’univers chez les grecs

On peut faire une petite digression philologique sur la conception de l’Univers comme un tout animé par des Intelligences divines et rangées, chacune selon leurs perfections, dans une sphère propre. Cette perception de la réalité des mondes organisés, d’une réalité matérielle vers une subtile intelligence immatérielle, dérive du concept de Plan au centre de la structure universelle du savoir védique (Inde).

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Euclide d’Alexandrie

Euclide compile les Éléments de géométrie, mais aussi le mouvement apparent des étoiles, la propagation rectiligne de la lumière, la réflexion par les miroirs et les notions de perspectives…

A cette époque, Alexandrie représente le centre scientifique le plus actif de la méditerranée. Euclide fut élevé à Athènes et il était considérait là bas comme le plus grand, son influence perdura dans l’histoire, jusqu’au cercle de Bourbaki (XXe s. France) dont les mathématiciens adoptèrent comme devise : « A bas Euclide ! »

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Dieu, la Matière et l’Univers

Les Vers d’Or de Pythagore

Pythagore était un philosophe qui basait ses réflexions sur une vision antique (mythologique) et orientale (symbolique) du monde.

Antoine Fabre d’Olivet disait :

L’enseignement que Pythagore reçu à Babylone était professait, au cours de conférences fréquentes, sur les principes des choses, par un grand mage que Porphyre nomme Zabratos, Plutarque Zaratas et Théodoret Zaradas. Plutarque penche à croire que ce mage très éclairé est le même que Zardusht, ou Zoroastre et la chronologie n’est pas entièrement contraire.

Habituellement, dans Les vers d’Or de Pythagore, la traduction est différente, mais j’utilise celle d’Antoine Fabre d’Olivet
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Le mythe et la logique

Initialement, dans le monde antique,  à partir de Xénophane[1] (565-470 av. J.-C.) le mythe est critiqué et rejeté. Sur les interprétations « rationnelles » des divinités utilisées par Homère et Hésiode, les grecs ont vidé le mythos de toute valeur religieuse et métaphysique. Mythos est donc opposé à logos puis à historia pour identifier le mythe à tout ce qui ne peut pas exister réellement.

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Des techniques et des civilisations